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« La nouvelle loi sanitaire ne remet pas en cause la gratuité des soins »

29 avril 2018 | 23:47
médecins Lynda Louifi


Le nouveau projet de loi sur la santé, qui sera soumis ce lundi au vote, permettra d’apporter des solutions à nombre de problèmes, a indiqué le président de la commission sanitaire, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle de l’APN, Mohamed Bouabdallah.


S’exprimant ce dimanche sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale, Mohamed Bouabdallah a fait savoir que 22 amendements ont été retenus parmi les 73 proposés par les députés qui, selon lui, insistent tous sur la nécessité de renforcer le système public de santé. Le président de la commission sanitaire a apporté un démenti à l’idée selon laquelle la contractualisation menacerait le principe de gratuité des soins. « Le nouveau projet de loi ne remet pas en cause la gratuité des soins », a-t-il assuré, mettant en avant l’article 12 de la loi énonçant que celle-ci est garantie pour tous, à travers l’ensemble du pays. « Quelles que soient les modifications à faire, on ne pourra jamais se détacher de ce principe, qui est très important pour la population algérienne », a-t-il affirmé.


Concernant l’article 343 de cette loi limitant le financement de cette gratuité par l’Etat en excluant environ 8 millions de non-assurés, M. Bouabdallah a démenti cette idée en rappelant que la Caisse de sécurité sociale gère 40 millions d’adhérents et que le reste est constitué d’une frange de la société « en difficulté », laquelle, selon lui, « sera prise en charge par le système de solidarité ». Il a souligné, à cet effet, ne pas croire que le caractère social de l’Algérie soit remis en cause. « Je suis confiant pour cela », a-t-il encore indiqué. S’agissant du temps complémentaire, supprimé auparavant et que les praticiens aurait réussi à faire réintroduire dans l’article 176, M. Bouabdallah a affirmé que « les membres de la commission qui ont travaillé autour de cette loi ont adopté une solution intermédiaire consistant à ne pas interdire celui-ci ni à l’autoriser ». Selon lui, « c’est au ministre de la Santé d’avoir le courage et la capacité de réglementer cette pratique par le contrôle et les inspections ». Néanmoins, l’intervenant de la radio algérienne a tenu à assurer que « tous les articles contenus dans la loi sur la santé vont dans le sens de la protection du malade, à travers des soins de qualité ». Selon lui, cela va être possible parce que les établissements hospitaliers ne seront désormais plus gérés comme une administration et qu’ils bénéficieront d’une autonomie plus large par rapport à leur tutelle.


Toutefois, celui-ci estime qu’il y a besoin de mettre notre système de santé à jour, d’autant que « la loi de santé 1985 ne s’adapte plus à la réalité du terrain ». Interrogé par ailleurs sur le service civil, M. Bouabdallah a fait savoir que le caractère obligatoire du service civil a été maintenu et défendu par les porteurs du projet sous prétexte que « ce dernier est la seule solution qui existe pour pouvoir couvrir tout le territoire national ».

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