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Pêche : Une production annuelle de plus de 100 000 tonnes

18 avril 2018 | 00:15
Lynda Louifi


Le secteur de la pêche et de l’aquaculture enregistre un déficit en matière de production. Alors que les besoins nationaux en matière de consommation de poisson sont estimés à 200 000 tonnes/an, le secteur de la pêche n’en produit que la moitié, a affirmé le directeur général de la pêche et de l’aquaculture, Taha Hammouche.


Effectivement, l’ensemble des scientifiques s’accordent à dire qu’il y a réellement une diminution de la ressource dans le Bassin méditerranéen. Un déficit qui influe malheureusement sur les prix du poisson, souvent instables, et sur le ratio par habitant. Cette baisse de la production dans notre pays est due selon M. Hammouche, qui s’exprimait hier sur les ondes de la Chaîne III de la radio algérienne, aux pratiques frauduleuses de certains professionnels de la pêche, dont le non-respect de la période de repos biologique qui n’est « pas des moindres », a-t-il souligné. De l’avis de l’invité de la Chaîne III, cette stagnation du niveau des prises, confirmée d’ailleurs par la FAO, est observée au niveau mondial, où 50 % de l’offre en produits de la mer proviennent désormais de l’aquaculture.


Afin de préserver cette richesse qui se trouve dans la mer, M. Hammouche a fait savoir qu’il existe une série de mesures qu’on se doit de prendre en vue de la développer et de l’augmenter. « Nous envisageons d’engager plusieurs mesures à cet effet pour protéger cette ressource marine », a-t-il indiqué. Parmi ces mesures, le responsable a cité l’observation du repos biologique, la délimitation des zones de pêche ainsi que le respect des tailles marchandes des poissons mis sur le marché. M. Hammouche a annoncé également la réalisation de récifs artificiels destinés à empêcher l’approche des zones de reproduction de poisson, de même que la création d’aires marines protégées ; des mesures dont il explique qu’elles sont destinées à préserver les ressources mais également les sources de revenus des professionnels pratiquant cette activité. Selon le directeur de la pêche, même s’il existe encore des comportements de pêche illicite à l’origine de la destruction de la ressource, une prise de conscience serait en train de se faire jour au sein de la majorité des professionnels quant à la nécessité de protéger cette dernière pour la pérenniser.


Il convient de rappeler que depuis 2010, le niveau de la production halieutique annuelle en Algérie ne dépasse pas 100 000 tonnes. En 2017, la production a connu une augmentation qui avoisine les 5 %. C’est la raison pour laquelle les responsables du secteur s’attellent à encourager les investissements en aquaculture, et ce afin de permettre à l’Algérie de produire son propre poisson pour compenser le déficit dû à cette stagnation de la ressource marine.

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