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Saison estivale à Annaba : La Coquette se pare de ses atours

31 juillet 2016 | 11:32
Nabil Chaoui

Compromise, un temps, par l’avènement du mois de ramadhan et la léthargie qui l’accompagne, la saison estivale bat son plein à Annaba en cette fin de juillet.

La ville côtière connaît, en effet, une grande effervescence et il est très difficile d’y circuler en automobile et même à pied, dès le lever du jour, notamment dans sa partie centrale, du côté du célèbre Cours de la révolution et des grandes artères marchandes. Les bouchons occasionnés par le très grand nombre de véhicules immatriculés dans les différentes régions du pays atteignent parfois plusieurs kilomètres dans ces endroits.

D’où l’énervement des habitants de la ville et des vacanciers de passage, obligés bien malgré eux de faire du surplace des heures durant, sous un soleil de plomb. Ce n’est guère plus reluisant sur la corniche bônoise, où la procession de voitures légères, de minibus et d’autocars chargés de monde se dirigeant vers les plages s’étire à l’infini, au point de donner l’impression que la grande bleue est à des centaines de kilomètres, alors que le rivage est tout proche. 
« Dès qu’il fait chaud les habitants vont à la plage, indique ce résident de la cité de la Menadia, qui se trouve sur l’axe centre-ville-littoral. Ça reste l’attraction la plus abordable pour les Annabis, quoiqu’ils soient nombreux à préférer s’y rendre tôt dans matinée ou après 18h, lorsque les vacanciers quittent les lieux ». Notre interlocuteur explique que les plages les plus fréquentées cette année sont celles qui longent la route de l’avant-port, à savoir celles de Fellah-Rachid (ex- Saint-Cloud), Rizzi-Amor (ex-Chapuis) ou encore la Caroube, qui restent les plus proches et donc les plus accessibles. Il fera remarquer toutefois que les plagistes occasionnels, ces « concessionnaires autopromus de l’espace public » comme il les désigne, ne voit pas d’un bon œil les « ouled lebled », auxquels ils ne peuvent pas imposer leurs transats et autres parasols comme ils le font à des prix exorbitants avec les familles venues d’ailleurs.

Il faut dire que durant cette saison éphémère, le moindre centimètre carré de sable est exploité outrancièrement par les maîtres des lieux, que sont justement ces plagistes. Plus loin, à hauteur des grandes plages de Toche et d’Ain Achir, où le plan d’eau est plus attrayant et l’air plus frais, la spéculation fait rage, que ce soit en matière de restauration, de mise à disposition de matériels de plage ou encore de stationnement. « Là-bas tout se paye et au prix fort, objecte non sans amertume ce père de famille, depuis la location de chaises pliantes, de pédalos et jusqu’à l’accès aux plages, conjoncture oblige ». 

Positif néanmoins, il reconnaîtra que tout n’est pas perdu. « Ce qui sauve heureusement la mise pour les visiteurs de ces sites est à chercher du côté des plages gérées, pour ne pas dire privées, comme c’est le cas de Bouna Beach ou encore de Chems Les Bains, où les prix sont relativement abordables et la sécurité des personnes et de leurs biens assurée. Dans ces établissements les pieds dans l’eau, les familles peuvent trouver la quiétude et profiter des plaisirs de la mer sans se ruiner pour autant ». A ces agréments s’ajoutent des programmes musicaux organisés, le soir, en plein air par les directions des établissements cités et tout particulièrement par celles des complexes hôteliers de Rym El Djamil et Sabri, situés eux aussi sur le littoral et qui confèrent à la ville une atmosphère festive et bon enfant. Cela pour dire que malgré tout Annaba la Coquette n’a pas perdu de sa beauté.

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