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Said Bouhadja poussé vers la sortie

17 octobre 2018 | 21:28
APN Saïd Bouhadja Hocine Adryen


Après vingt-deux jours d’un combat inégal, Said Bouhadja a été destitué de son poste de président de l’APN par les cinq partis majoritaires qui se sont appuyés sur l’article 10 de l’ancien règlement intérieur.


Le bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN) a déclaré hier après-midi, lors d’une réunion extraordinaire, « la vacance du poste de président de l’Assemblée », indique un communiqué rendu public à l’issue de cette réunion. La réunion des membres du bureau, présidée par le député El Hadj Laib en sa qualité de doyen de l’Assemblée, a chargé la commission des affaires juridiques, administratives et des libertés d’« élaborer un rapport constatant la vacance et de le soumettre en séance plénière à l’adoption de la majorité des membres de l’APN ». Les présidents de cinq groupes parlementaires à l’origine de la destitution de Said Bouhadja vont devoir choisir un nouveau président pour le remplacer. Mais c’est au FLN, le parti majoritaire, qu’échoit ce poste.


Le parti majoritaire aura à choisir entre quatre candidats parmi lesquels Mohamed Djellab, l’ex-ministre des Finances, qui est assuré de remplacer Bouhadja pour les quatre années à venir. De fait, une crise parlementaire sans précédent vient d’être évitée de justesse après un bras de fer de vingt-deux jours. Le bureau de l’Assemblée, composé des vice-présidents de quatre partis, s’est réuni pour constater la vacance du poste de président de l’APN. Comme indiqué il y a quelques jours dans nos colonnes, les députés frondeurs se sont donc appuyés sur l’article 10 de l’ancien règlement intérieur qui stipule que la vacance de la présidence de l’Assemblée nationale est constatée par suite de démission, d’incapacité, d’incompatibilité ou de décès » pour débarquer Said Bouhadja de son poste de président de l’Assemblée nationale. L’article 10 du règlement intérieur dispose : « En cas de vacance de la présidence de l’Assemblée populaire nationale par suite de démission, d’incapacité ou d’incompatibilité ou de décès, il est procédé à l’élection du président de l’Assemblée populaire nationale suivant les mêmes modalités prévues par le présent règlement intérieur, dans un délai maximum de quinze (15) jours à compter de la déclaration de la vacance.


Le Bureau de l’Assemblée populaire nationale se réunit obligatoirement pour constater la vacance et saisir la commission chargée des affaires juridiques. La commission élabore un rapport constatant la vacance et le soumet en séance plénière à l’adoption de la majorité des membres de l’Assemblée nationale. Dans ce cas, l’opération de l’élection est dirigée par le doyen des vice-présidents non candidat assisté des deux plus jeunes membres de l’Assemblée populaire nationale. »


Or, l’APN est sans règlement intérieur ; le projet -amendé- a été rejeté lors de la précédente session parlementaire par les députés de la majorité. Mais le bureau veut s’appuyer sur cette ancienne disposition pour évincer Said Bouhadja. L’ancien règlement reste en effet en vigueur tant que le nouveau n’est pas encore approuvé par la majorité des députés. Les frondeurs ont complètement ignoré ou mal interprété cet article durant plus de deux semaines, avant de s’en


apercevoir brusquement. Car cette voie est la seule issue réglementaire qui permet à ces frondeurs de faire partir légalement Bouhadja.


Le portail de l’Assemblée nationale est resté cadenassé depuis mardi matin, empêchant ainsi le président de l’APN d’entrer, sous l’œil des agents de faction postés à l’extérieur du bâtiment. Les députés des cinq groupes parlementaires, signataires de la motion de retrait de confiance au président de l’Assemblée nationale avaient organisé, avant-hier, un rassemblement de protestation devant le siège de l’APN. Les présidents de ces groupes parlementaires avaient remis au président de l’APN une motion de retrait de confiance par laquelle ils ont dénoncé des « dépassements et violations » enregistrés au sein de l’institution législative, à savoir « marginalisation éhontée, ajournement intentionnel de l’adoption du règlement intérieur, marginalisation des membres de la commission des affaires juridiques, mauvaise gestion, frais exagérés déboursés illicitement, non répartition des missions à l’étranger sur la base de la représentation proportionnelle et recrutement aléatoire et douteux ».


Said Bouhadja, qui n’a pas déposé sa démission, ne semble pas accepter ce sort. Selon des informations de son entourage, il compte bien réagir à cette sortie de son bureau. Allons-nous vers une APN à deux têtes ?


La prochaine séance plénière, prévue dès la semaine prochaine, devrait être décisive.

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