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Sahara occidental : Nouvelles perspectives de relance des pourparlers

2 mars 2018 | 20:12
H.B.

Les perspectives de relance des pourparlers pour le règlement du conflit du Sahara occidental se sont précisées davantage depuis la désignation de l’allemand Horst Kohler comme Envoyé personnel du secrétaire général de l’Onu, et qui poursuit un cycle de rencontres avec les parties en conflit (le Maroc et le Front Polisario) ainsi que les deux pays observateurs, l’Algérie et la Mauritanie.
La démarche de Kohler, qui a tenu des séances de travail avec ses interlocuteurs à l’exception du Maroc, qui n’est pas encore allé à la rencontre de l’émissaire onusien mais qui se trouve dans l’obligation de le faire, s’inscrit dans l’esprit des différentes résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu, appelant à la reprise des négociations en vue de parvenir à une solution durable à un conflit vieux de 42 ans, et qui soit « conforme à la lettre et à l’esprit des décisions pertinentes » de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) devenue Union africaine (UA) et des Nations unies (ONU).
Malgré le fait que toutes les résolutions demandent des négociations sans condition préalables, ces négociations n’ont pas pu avancer, pour la seule raison que le Maroc bloque le processus en posant toujours le préalable exigeant que son plan d’ »autonomie » soit la seule base de négociation, alors que le Front Polisario est toujours disposé à discuter toutes les propositions, et reste ouvert à tout négocier dans un référendum d’autodétermination à travers lequel toutes les options sont possibles : « indépendance, autonomie, intégration ».
Toutefois, le Maroc refuse de discuter l’option indépendance, et c’est ce préalable qui empêche les discussions et entrave les négociations. 
Les actions du Conseil de sécurité constituent une suite sur le chemin d’un processus de règlement enclenché effectivement le 20 juin 1991 avec la signature, à l’initiative de l’ex-OUA (actuellement UA) et l’ONU, d’un cessez-le-feu entre l’occupant marocain et le Front Polisario, unique et légitime représentant du peuple sahraoui. L’accord de cessez-le-feu est assorti d’un plan de paix qui prévoit la tenue d’un référendum d’autodétermination en 1992 (résolution 690).
Toutefois, le référendum en question a été à chaque fois, depuis 1992, repoussé, en raison du non respect par le Maroc de ses engagements pris devant la communauté internationale, alors que le Conseil de sécurité continuait la prise en charge de la question, en adoptant pas moins d’une vingtaine de résolutions.
En plus de la prorogation répétitive du mandat de la Minurso, il y est demandé aux parties en conflit notamment, entre autres, de « continuer de faire preuve de volonté politique, de travailler dans une atmosphère propice au dialogue, d’engager des négociations permettant l’application de ces résolutions » sous les auspices du secrétaire général de l’Onu.
Mais la dernière fois où le Front Polisario et le Maroc se sont rencontrés autour de la même table de négociations remonte à mars 2012 à Manhasset, aux Etats-Unis.
Depuis, le processus de paix lancé par l’ONU se trouve dans l’impasse en raison des entraves dressées par le Maroc pour empêcher le règlement du conflit sur la base des principes de la légitimité internationale, qui garantissent le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Cependant, malgré le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés de l’Onu, les deux parties n’ont pas réussi à s’entendre, en raison de l’obstination de l’occupant marocain à poursuivre le déni flagrant de la légalité internationale.

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