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Sahara Occidental....L’heure n’est plus au roupillon

8 décembre 2018 | 00:19
Aziri Mohamed Nazim Aziri


Il faudra combien de temps encore au Maroc pour se rendre à l’évidence que seule la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, qui lui a été reconnu, rappelons-le, par le roi Hassan II, mettra fin au conflit qui l’oppose à la RASD depuis plus de quarante ans ?
Pourtant, il est plus qu’évident, pour peu qu’on ait l’esprit sensé, de déduire que le temps ne joue pas en faveur du Maroc, dont la diplomatie a visiblement épuisé toutes les options pour imposer son plan d’autonomie.
L’opinion internationale continue de voir dans cette situation d’occupation illégale un fait anachronique et en porte-à-faux avec les valeurs du monde d’aujourd’hui. Force est de constater aussi qu’après tout le forcing de sa diplomatie ces dernières années, voilà que le Maroc est revenu à la table des négociations avec le Polisario, qu’il reconnaît de facto comme seul représentant du peuple sahraoui. Une table qu’il a délibérément quittée en 2012 après avoir cru naïvement pouvoir faire aboutir son plan et le valider par la communauté internationale. Mais en vain, après six ans, la stratégie du fait accompli s’avère un échec total, mettant aussi bien le Maroc que ceux qui l’ont soutenu dans l’impasse. Le bon sens veut aussi qu’on se pose la question : pourquoi le Maroc accepte-t-il aujourd’hui de négocier avec le Front Polisario, alors qu’il affirme depuis très longtemps que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination est un droit non négociable ? Y a-t-il quelque chose de nouveau qui pousse les choses vers l’avant afin de sortir du statu quo ?
La réponse nous vient peut-être de Morten Nielsen, secrétaire général du bureau de l’organisation West Sahara Ressources Watch au Danemark. Il affirme dans une déclaration reprise par les médias que « la mission onusienne de surveillance dans le Sahara est parmi celles qui ont déjà duré longtemps et dont les coûts sont élevés. Les États-Unis n’aimeraient plus payer pour des missions qui ne portent pas de fruits." Autrement dit une histoire de coût dans un monde en crise qui manque terriblement de ressources et ne peut plus se permettre les « caprices » de la diplomatie marocaine, dont les véritables exploits ces dernières années est d’avoir réussi à maintenir le blocage de l’intégration maghrébine, d’avoir discrédité la commission européenne, qu’elle traîne dans un projet scandaleux d’exploitation de ressources d’un pays dont le statut est pris en charge par la quatrième commission de l’ONU. Cela sans parler d’avoir osé remettre en cause la crédibilité du plus haut fonctionnaire de l’ONU, Ban Ki-Moon, en l’occurrence.
Le rendez-vous de Genève s’achève sans grande surprise mais permet toutefois de remettre les pendules à l’heure de la négociation. L’heure n’est plus au roupillon, c’est donc à Rabat de saisir une occasion historique pour parachever un processus onusien et limiter les casses, dans une conjoncture internationale qui ne lui est pas du tout favorable, ni du côté deVladimir Poutine ni du partenaire saoudien boudé par Rabat lors de sa dernière tournée maghrébine, et encore moins de la part du président américain Donald Trump, connu pour sa forte rancune à l’égard de ceux qui ont soutenu son adversaire à la présidentielle. 

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