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Saga italienne de Amara Lakhous

12 avril 2017 | 21:03
R. C

Lors d’une rencontre en soirée, hier, mercredi 12 avril, à l’Institut culturel italien à Alger, l’auteur Amara Lakhous a présenté sa nouvelle œuvre littéraire L’affaire de la pucelle de la rue Orméa, édité à Alger par Barzakh et sorti cette semaine.

En présence de l’éditeur en langue amazighe, Brahim Tazaghart, et d’autres invités de l’édition Barzakh, le romancier Amara Lakhous a présenté son dernier ouvrage, le quatrième de sa saga italienne.

L’histoire de L’affaire de la pucelle de la rue Orméa se déroule dans la ville italienne de Turin, durant l’année 2010. Elle est d’abord écrite dans sa version originale en italien, l’auteur étant bilingue (arabe, italien), elle sera ensuite traduite par Elise Gruau. C’est autour des mésaventures d’un journaliste, Enzo Lagana, qu’elle est articulée.

Les vacances dans les cimes piémontaises de ce personnage sont compromises en raison de l’annonce d’un viol. Celui d’une adolescente de quinze ans, prétendument par deux Roms, ce qui enflamme la cité turinoise. L’affaire prend des proportions insoupçonnées, une haine anti-Roms s’exprime et se déchaîne sans complexe.

La population locale, haranguée par une presse à charge, engage des expéditions punitives contre la communauté des Roms. Au cours de ses investigations journalistiques, Enzo Lagana découvre le visage de la haine collective exprimée contre une communauté minoritaire, ciblée parce qu’elle compte en son sein deux présumés violeurs.

Il croise la route d’une Rom blessée pour avoir sauvé des flammes un enfant victime d’une opération punitive maquillée en retraite aux flambeaux. Dans cette ambiance de phobie envers les Roms, le journaliste n’a pas de mission aisée, il doit faire preuve de discernement, démêler le vrai du faux pour parvenir, enfin, à la vérité.

Cette crainte en Europe d’une communauté accusée de tous les maux s’apparente à celle des musulmans. Dès lors qu’un attentant est commis et attribué aux islamistes radicaux, l’amalgame entre l’islam (religion) et l’islamisme (courant intégriste) se révèle comme une vérité absolue.

Au-delà du débat sur cette nouvelle œuvre littéraire, ce sera également l’occasion à l’Institut culturel italien de projeter le film Choc des civilisations pour un ascenseur Piazza Vittorio de Isotta Toso (Italie 2010, 96 minutes), une adaptation du roman de Amara Lakhous.

Un bestseller dans lequel il s’agit également de la peur de l’autre dans ses multiples variantes, dans cette Italie où la comédie policière et sociale de l’auteur met en relief la mosaïque migratoire de l’Italie contemporaine.

Il raconte une affaire de meurtre dans un ascenseur – comme si ce dernier servait de moyen pour voyager vers l’intégration dans la société – dans le célèbre quartier multiculturel de la ville de Rome, il y expose aussi les cultures diverses et les clichés qui caractérisent le quotidien de la Piazza Vittorio. 

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