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Saâdani proclame que son parti est ouvert à tout dialogue sérieux

8 mai 2016 | 22:00
Hocine Adryen

Pour une fois, le SG du FLN Amar Saâdani n’est pas tombé à bras raccourcis sur l’opposition comme il le faisait d’habitude avec un grand soin. Saâdani, qui lorgne déjà les législatives de 2017, entend ménager à la fois la chèvre et le chou.

On est loin du temps où le SG du FLN se moquait des opposants et les traitait à demi-mot de relais des ennemis de l’Algérie et les accusait « de favoriser l’ingérence étrangère en Algérie ».

Qu’est, ce qui a donc pu changer pour que l’opposition soit redevenue fréquentable ? Saâdani et comme pour ne pas rester en marge (le SG du RND, Ahmed Ouyahia ayant, un jour avant lui, fait les yeux doux à l’opposition) a affirmé samedi dernier que son parti était « ouvert » à l’opposition politique constructive qui apporte des alternatives et sert les intérêts suprêmes du pays.

Il a même indiqué dans la foulée que son parti « était disposé à coopérer » avec l’opposition politique, qu’elle soit de droite, de gauche ou islamique, pour servir les intérêts suprêmes du pays, affirmant que sa formation « n’est pas contre l’opposition mais contre ceux qui veulent accaparer les institutions, et c’est là une ligne rouge » dit-il mettant ainsi un bémol. 

Le patron du FLN a estimé que l’existence d’une opposition nationale qui œuvre pour l’intérêt du pays « est nécessaire pour proposer des alternatives », ajoutant que « l’opposition en Algérie existe mais qu’elle est infiltrée par des personnes dont la seule préoccupation est l’accès aux postes ».

Dans l’esprit du n° 1 du FLN, une opposition nationale forte est celle « qui corrige les déséquilibres et propose des alternatives au plan social, politique et économique » et non celle qui veut arriver au pouvoir. En un mot, une opposition qui doit rester à sa place et n’émettre simplement que des avis contraires.

Pourtant, l’opposition politique, ce sont les partis politiques ou les mouvements n’appartenant pas à la majorité parlementaire et donc s’y opposant. L’opposition a plusieurs fonctions.Tout d’abord, elle constitue un contre-pouvoir : elle permet d’éviter que la majorité, une fois parvenue au pouvoir, n’ait la tentation de mener une politique portant atteinte aux droits et libertés.

L’opposition représente aussi la possibilité d’une alternance politique : elle participe à l’existence du pluralisme politique, qui est une des bases de la démocratie. En effet, sa vocation peut consister à s’opposer soit au régime tout entier, soit simplement au gouvernement en place.

L’opposition politique et démocratique, quant à elle continue d’affûter ses armes pour engager, la lutte contre la mauvaise gouvernance et se prépare au combat de 2017.
Depuis un certain temps, la majorité qui soutient le programme présidentiel et l’opposition politique ne soufflent presque plus dans la trompette.

Parmi les problèmes qui les opposent, on peut entre-autres noter la nouvelle Constitution votée par le Parlement et les multiples actions du gouvernement au plan économique. L’opposition est plus que jamais décidée et déterminée à ne passer sous silence aucune dérive de gouvernance. La crise engendrée par la baisse des cours du brut risque d’avoir des conséquences imprévisibles dans les mois à venir. 

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