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Riposte des industriels et des entrepreneurs algériens

21 avril 2018 | 22:18


Les rapports d’évaluation émanant des institutions de Bretton Woods, notamment la Banque mondiale (BM) concernant le climat des affaires en Algérie, ne semblent guère plaire au gouvernement algérien. C’est dans cette position que s’est inscrit le Conseil national de concertation pour le développement de la PME (CNCD- PME), à travers l’intervention de certains de ses responsables lors d’une journée organisée,ce samedi à l’hôtel El Aurassi (Alger), sur l’impact de la concertation sur l’évolution positive du climat des affaires en Algérie. Nacera Haddad, membre du bureau du CNCD-PME, s’est exprimée longuement sur les réformes introduites ces deux dernières années au titre du Doing Business, estimant que le gouvernement œuvre sérieusement à l’amélioration de l’environnement des affaires en augmentant la valeur des investissements publics à 4 milliards de dollars au second semestre de 2017.


Mme Haddad a critiqué sévèrement la méthode d’évaluation des économies des différents pays adoptée par la BM ou même le Fonds monétaire international (FMI), signalant, à ce titre, qu’ils se référent à des données « non officielles » et loin de la réalité du terrain pour procéder à cette évaluation de laquelle découle un classement qui, selon elle, « n’est pas objectif ». L’oratrice a soutenu l’importance de la communication sur les démarches entreprises par l’Algérie visant à rendre attractif le climat de l’investissement. La dématérialisation, explique l’intervenante, est l’autre levier prépondérant pour accélérer la procédure devant les hommes d’affaires, notamment le portail électronique dédié à la création d’entreprises en ligne ainsi que le couloir vert relatif au traitement des demandes des investisseurs au niveau de l’Andi (Agence nationale de développement de l’investissement).


En ce qui concerne les rapports commerciaux liant l’Algérie à l’Union européenne (UE), le président du CNCD-PME, Salah-Eddine Abdessamad, s’est indigné de la réaction récente de la commissaire européenne au commerce, Cécilia Malmstrom, la qualifiant de « disproportionnée ». Abdessamad a souligné de ce fait que l’Algérie n’a jamais failli à ses engagements et il lui revient de droit de protéger ses intérêts économiques en interdisant l’importation de certains produits. Il a d’autre part mis l’accent sur l’importance de la concertation comme élément clé dans l’amélioration de l’environnement d’investissement


Par ailleurs, le président de l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB), Ali Hamani, s’est félicité de la dernière mesure prise portant autorisation d’importation d’intrants, une matière première vitale pour plusieurs entités économiques activant dans le secteur de l’agroalimentaire. Hamani a indiqué que cela a été concrétisé grâce à la concertation et à un travail en profondeur basé sur le dialogue avec les autorités publiques, faisant ainsi barrage aux spéculateurs.


Il faut dire que l’attitude d’indignation a été celle de plusieurs industriels parmi les intervenants qui se sont succédé au pupitre, qui n’ont pas manqué de mettre en exergue la thèse selon laquelle l’économie nationale doit être construite par les opérateurs nationaux, les mieux placés pour défendre les intérêts de leur pays.

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