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Rejet unanime de la loi hydrocarbures

14 octobre 2019 | 19:00

Le projet de loi sur les hydrocarbures a été largement critiqué, comme il a suscité de vives réactions. Après une grande mobilisation citoyenne contre cette loi dans plusieurs villes du pays, principalement à Alger où un rassemblement a été tenu devant le siège de l’APN pour dire « non à cette loi qui hypothèque l’avenir du pays et celui des futures génération », les réactions de la classe politique fusent de partout. Il reste que le ministère de l’Energie est convaincu de la nécessité « immédiate » de cette loi, qui a reçu l’approbation du Conseil des ministres.

Si la réaction des partis de l’oppositions était prévisible, celle des partis de l’ex-alliance présidentielle, qui a depuis toujours applaudi les décisions du pouvoir, est une nouveauté. Ainsi, le FLN et le RND ont exprimé leurs réserves. La première force politique au Parlement se montre prudente concernant le contenu du texte tant sensible, rejeté par le peuple. Le FLN ne suit pas donc le gouvernement dans sa démarche pour ce qui est de ce dossier.

Le parti annonce de ce fait, une réunion avec son groupe parlementaire à l’APN pour débattre le contenu des deux projets adoptés, dimanche, en Conseil des ministres, à savoir la loi sur les hydrocarbures et la loi de finances 2020. Dans une déclaration envoyée à la presse, le FLN a indiqué qu’ « il n’y a aucun doute que le comportement des députés du groupe parlementaire du parti sera responsable, en droite ligne avec les aspirations des citoyens qui les ont élus et dans le cadre de l’intérêt national suprême, que le FLN s’est engagé, en toutes circonstances, à faire passer avant tous les calculs partisans ou intérêts personnels ».

Le RND a de son côté exprimé des réserves en plaidant pour l’ouverture d’un débat autour du dossier des hydrocarbures. Comme cela a été affirmé par des spécialistes, à l’instar du professeur Chemsseddine Chitour qui préconise un débat national, d’autant qu’une telle loi engage l’avenir de tout un pays. Dans un communiqué, le RND a indiqué qu’ « il s’agit de la principale ressource de l’économie, qui couvre l’essentiel des besoins du pays. Rien ne justifie l’application de ce texte dans l’immédiat ». C’est donc du ressort du futur président élu d’ouvrir le débat, notamment, sur le dossier des hydrocarbures avec l’implication des experts en énergie. Pour le RND, « tel qu’il a été adopté, il ligote le futur Président », insistant sur la « nécessité de sécuriser les besoins des générations futures ».

La non adhésion du FLN et du RND, qui détiennent la majorité des sièges à la Chambre basse du Parlement, rend l’adoption du projet de loi par le Parlement difficile. En effet, si les députés s’alignent du côté des citoyens, étant leurs représentants, le projet de loi risque de ne pas être adopté, ce qui va être une première dans les annales de ces partis, qui ont adopté, des années durant, les différentes politiques économiques, quoique controversées, comme ce fut le cas avec la fameuse planche à billets.

Le groupe parlementaire des « Indépendants » dénonce, pour sa part, le fait de mettre sur la table, maintenant, ce projet de loi, demandant au Premier ministre de reporter l’examen du projet après l’élection présidentielle. Idem pour le sénateur Abdelouahab Benzaim, qui a déjà annoncé le boycott de la séance de présentation du projet de loi sur les hydrocarbures au Parlement.

Ali Benflis, qui a déposé sa candidature à la magistrature suprême, plaide, lui aussi, en faveur du report du texte. « Il est inconcevable dans cette situation particulière, caractérisée par l’illégitimité des institutions, en particulier du gouvernement et du Parlement, d’agir sur le sort des richesses de l’Algérie », a-t-il écrit dans un communiqué posté sur sa page Facebook. Même son de cloche chez Abdelaziz Rehabi, qui estime « inconcevable qu’un gouvernement de gestion des affaires courantes, rejeté par le peuple, tranche sur des dossiers importants dans la situation actuelle ». Par ailleurs, le RCD appelle au « retrait pur et simple de ce projet, sorti des laboratoires des multinationales », estimant que « seul un pouvoir fort de la légitimité populaire pourra réviser la gestion du secteur de l’Energie ». Enfin, le syndicat des travailleurs de l’éducation (SATEF), plaide pour « le retrait immédiat de ce projet de loi jusqu’à désignation d’un nouveau gouvernement qui traduit les orientations du hirak ».

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