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Rassemblement à la mémoire d’Abderrahmane Bettache

30 septembre 2018 | 23:20
Hocine Adryen

Des journalistes issus des différents secteurs privé et public arabophones et francophones, auxquels s’est joint l’ensemble de la rédaction du quotidien Le Soir d’Algérie et certains des éditeurs ont organisé ce dimanche à la Maison de la presse du 1er-Mai un rassemblement en du journaliste du Soir d’Algérie Abderrahmane Bettache, décédé le vendredi 29 septembre dernier.

Lors du rassemblement qui a réuni plusieurs dizaines de confrères, des journalistes ont pris la parole pour évoquer son parcours professionnel mais aussi son attachement à la profession, lui qui a débuté sa carrière au plus fort moment du terrorisme. D’autres ont évoqué les mauvaises conditions de travail, la question des salaires ou encore le statut des journalistes. Il a été décidé, à la fin de ce rassemblement, de créer un comité de pilotage composé de six journalistes, chargé de rédiger un communiqué appelant l’ensemble des journalistes à se joindre à une marche pacifique ou un sit-in au niveau de la Maison de la presse pour revendiquer l’introduction d’une prime de pénibilité et d’une assurance-vie spécifique à la profession. L’appel sera lancé via une page Facebook pour alerter le maximum de confrères sur tout le territoire d’Algérie. Parallèlement, des actions seront menées en direction de l’UGTA, du ministère du Travail, des partis politiques et des organisations syndicales pour la relance du projet cher au défunt. La mort du journaliste Bettache est une mort de plus d’une très longue liste de confrères foudroyés par une crise cardiaque, le lot commun des journalistes ces dernières années. Le défunt avait initié, dans le plus grand secret, une action avec l’aide la Centrale syndicale et du ministère du Travail et des Affaires sociales visant à inclure la profession de journaliste dans la nomenclature des métiers pénibles.

Aujourd’hui il est devenu très difficile d’exercer le métier de journaliste, une profession sinistrée, aux conditions de travail dégradées et précaires, et qui peine à survivre. Les journalistes, qui ont des carrières souvent chaotiques et incomplètes, sont fortement pénalisés. Des plus ils doivent faire face aux risques physiques d’une profession soumise au stress à la fois de la rapidité et de la qualité de l’information à délivrer, aux dangers des déplacements fréquents, notamment en zones de conflits armés, ou proches de catastrophes ou d’accidents, d’attentats ou relatifs à des faits divers dramatiques... Ils exercent un métier soumis à des contraintes physiques, organisationnelles et relationnelles susceptibles de générer des risques lorsque ces situations dangereuses ne font pas l’objet d’une prise de conscience et de mesures de prévention adéquates, ce qui est fréquent.

En effet, l’excès de charge mentale qui génère ces conditions de travail stressantes, est en particulier responsable de risques psychosomatiques (maladies cardio-vasculaires, troubles musculo-squelettiques, troubles gastro-intestinaux, états d’anxiété et dépressifs, addictions).

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