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Ramadan : Les préparatifs des Annabis

4 mai 2019 | 21:57
Ramadan Nabil Chaoui

Quelques jours nous séparent du ramadhan, et sur fond de Hirak populaire, Annaba, à l’instar du reste des régions du pays, se prépare à accueillir ce mois sacré, synonyme pour de nombreux ménages de charges supplémentaires. En plus du côté spirituel, le mois de ramadhan constitue, pour de nombreuses familles annabies, l’occasion de se rassembler autour de la fameuse chorba et partager des moments spéciaux que seul ce rendez-vous religieux arrive à créer.

Mais le mois du jeûne devient, il faut en convenir, de plus en plus insupportable à gérer par une grande frange de la société, confrontée, dans sa majorité, à un quotidien difficile, résultat de la dégradation du pouvoir d’achat notamment. En effet, à moins d’une semaine du ramadhan, les prix des fruits et légumes enregistrent déjà une flambée dans les marchés d’Annaba. Une petite virée dans les principaux marchés de la ville, en l’occurrence le marché de fruits et légumes d’El-Hattab et celui couvert du centre-ville, renseigne on ne peut mieux sur cette triste réalité, devenue traditionnelle durant chaque ramadhan.

Comme à l’accoutumée les revendeurs, au marché d’El-Hattab, lieu le plus fréquenté par les ménages à longueur d’année, plus particulièrement durant ce mois sacré, saisissent cette occasion pour majorer les prix de leurs produits, sachant pertinemment que les consommateurs sont contraints d’acquérir certains légumes, ingrédients indispensables pour la chorba du ramadhan. Bien avant l’arrivée de cet évènement religieux, les prix des légumes ont commencé à faire leur ascension au point de désorienter la ménagère.

Cette augmentation des prix donne d’ores et déjà un aperçu inquiétant de ce que sera la mercuriale durant le mois sacré. A titre illustratif, la pomme de terre, vendue il y a quelques jours seulement entre 40 et 45 DA le kilogramme, est désormais proposée un peu partout à Annaba entre 50 et 55 DA. Le client est trop souvent contraint, quand il le peut, de fouiner dans les cageots, à la recherche de quelques pièces encore intactes. La tomate et le poivron ont vu leurs prix majorés de, respectivement, 20 et 25 DA pour être cédés entre 80 et 120 DA le kilogramme. Les amateurs de hors d’œuvres sont contraints d’acquérir la salade, produit très prisé par les jeûneurs, à 80 DA le kilogramme, alors qu’elle était proposée il n’y a pas très longtemps à 30 DA.

La flambée des prix semble n’épargner aucun produit alimentaire, nous a confié une dame qui paraissait désorientée face à cette frénésie, qui a non seulement touché les légumes et les fruits mais également d’autres produits tels que ‘’le frik’’, denrée essentielle pour la préparation de la délicieuse chorba frik du ramadhan, maîtresse incontournable garnissant la meïda. Côté fruits, les prix ont également fait l’objet de cette hausse vertigineuse. Les pêches qui étaient cédés il y a quelques jours seulement à 100 DA le kilo sont proposées aujourd’hui à la coquette somme de 180 DA. Les raisins font une timide apparition en affichant des prix exorbitants (300 DA le kilo). Il va sans dire que d’autres commerces spécifiques à ce mois de jeûne suivront la valse des prix à partir du premier jour de ce mois sacré, à l’exemple des revendeurs à la sauvette des fines herbes et des pois chiches mouillées.

Les prix des viandes rouges et blanches connaîtront la même frénésie. Le kilo du poulet oscille entre 230 et 250 kg et celui de la viande rouge en 1 000 et 1 500 DA. De nombreuses ménagères et chefs de foyers, face à la cherté de la vie et à la détérioration du pouvoir d’achat, se disent contraints de réduire leur train de vie et de changer leurs habitudes culinaires. D’autres, plus calculateurs, ont économisé, au fil des mois, les sommes nécessaires pour « passer normalement le ramadhan ». L’ère des tables bien garnies semble révolue. Cette année, selon une ménagère rencontrée au marché du

centre-ville, on se contentera d’une chorba et d’un plat amélioré. Le dessert sera constitué de flan et autres délices économiques préparés à la maison, tels la besboussa ou la h’rissa, a déclaré une enseignante. Des charges très laborieuses pour les petits ménages à revenus modestes et même pour les bourses moyennes.

En effet, en plus des dépenses inhérentes au ramadhan, les ménagères redoutent également celles de l’Aïd-el-Fitr, avec les nombreuses variétés de gâteaux à préparer et vêtements neufs à acheter pour les enfants. L’austérité et les restrictions financières déjà constatées l’année dernière au niveau des budgets d’un grand nombre de foyers seront également de mise cette année. A la fin du mois de ramadhan, inévitablement, certains tenteront tant bien que mal de combler les trous de leur budget, alors que d’autres calculeront les gains amassés en ce mois de piété.

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