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Quand les étudiants ont rejoint le djebel

19 mai 2018 | 01:57
Kamel Cheriti


Il y a soixante-huit ans, le 19 mai, 1956, les étudiants algériens ont déserté les universités pour rejoindre le combat armé marquant leur rejet de l’Algérie coloniale. Depuis presque deux ans, ce combat a commencé et ces jeunes moudjahidine ont donné le meilleur d’eux-mêmes, jusqu’au don de leur vie, pour assurer la victoire sur le colonialisme et que vive l’Algérie.
Il faut dire que pour ces jeunes, arrêter leurs études n’était une décision facile.
Au contraire ce fut un lourd sacrifice, mais l’amour du pays, le nationalisme et le patriotisme étaient les plus forts. Accéder aux études pour les Algériens n’était pas si facile au temps de l’Algérie coloniale. Les places dans les lycées et la seule université du pays, celle d’Alger, étaient d’abord réservés aux seuls enfants des colons. Pour l’Algérien qui réussissait à accéder à ces études, il fallait qu’il soit extrêmement intelligent et d’un niveau supérieur. Pour le décourager, les professeurs de l’époque ne cessaient de lui répéter que l’enseignement secondaire et celui du supérieur ne sont pas faits pour lui. Aussi, c’était les meilleurs des jeunes algériens qui menaient des études et qui persévéraient malgré le climat malsain.
C’était aussi la fierté des familles algériennes, en ce temps-là de pouvoir dire que leur fils fait des études, un phénomène rare où la colonisation entreprend tout pour que le peuple algérien reste dans l’ignorance et pour empêcher sa promotion sociale par les études. Le 19 mai 1956, le choix était fait. Certains devaient passer des examens sanctionnant et couronnant de longues années d’études. Ils y renoncèrent. L’appel de la patrie était le plus pressant. Dans les djebels où ils ont combattu côte à côte avec les moudjahidine, nombreux s ont tombés au champ d’honneur. Ils étaient des victimes faciles pour l’ennemi, car ils étaient affectés aux transmissions. Avec leur lourd appareil radio sur le dos, ils étaient tout de suite repérables et tombaient les premiers dans les accrochages.
Le colonel Amirouche, chef de la wilaya III, a eu des gestes admirables. Il a su détecter parmi eux des hommes de grande valeur, pouvant servir par leur intelligence au développement de l’Algérie indépendante. Il a donné des ordres pour les acheminer vers l’extérieur, leur assurant des bourses pour la continuité de leurs études dans les pays amis. Ces étudiants des années cinquante ont fait leur devoir envers leur patrie et ce 19 mai 2018, soixante-deux an après, est un moment de recueillement suprême, leur rendant hommage, particulièrement ceux qui sont tombés, si jeunes, au champ d’honneur. 


 

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