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Protestation des citoyens des communes de Béjaïa et d’Amizour

6 septembre 2016 | 19:52
N. Bensalem

Deux rassemblements de protestation ont été observés, avant-hier, devant le siège de la wilaya par des citoyens qui réclament des logements. Il y a d’abord les quelque 30 ou 40 familles recasées « provisoirement » par l’APC de Béjaïa, depuis déjà quatre ans au camp de toile de Saket, à 30 km environ à l’ouest du chef-lieu de Béjaïa et les 140 souscripteurs aux de logements LPA d’Amizour.

Les premiers se sont rassemblés, à nouveau, devant le portail du siège de la wilaya pour « exiger leur relogement dans les plus brefs délais à Oued-Ghir. Ils ont exigé d’être recasés provisoirement au chef-lieu de wilaya en attendant leur relogement définitif.

« Nous voulons être relogés provisoirement au chef-lieu afin de permettre à nos enfants d’être scolarisés dans des conditions normales au lieu de parcourir chaque jour 60 km », fulmine l’un des mécontents.

Ces familles avaient déjà organisé plusieurs actions de protestation similaires pour exiger des logements décents. Hier, ils ont rappelé les conditions dramatiques et inhumaines dans lesquelles ils vivent au niveau du camp de vacances communal. Un lieu qualifié de « camp de concentration ». « Nous sommes entassés dans des chambres de 3 m2, dépourvues de toutes commodités, humides,.. », relèvent-ils.

Auparavant, ils ont été logés dans des habitations de fortunes qui menaçaient de s’écrouler, avant d’être recasées provisoirement par les services municipaux de Béjaïa au niveau du camp de toile de Saket, avec la promesse alors, d’être relogés à Sidi Boudrahem. « Mais, cette situation dure depuis quatre ans et les conditions de vie dans le camp de recasement sont de plus en plus difficiles » disent-ils.

Ces familles avaient été reçues récemment par le chef de cabinet du wali qui s’est engagé pour leur relogement à Oued-Ghir où un programme de 3000 logements est en cours de réalisation.

Devant le siège la wilaya, 140 souscripteurs logements LPA chez un promoteur immobilier privé à Amizour ont aussi observé un rassemblement de protestation pour exiger leur « réintégration dans la liste des bénéficiaires que la commission de daïra avait établie il y a un mois ».

A leur grande surprise, leurs noms n’ont pas figuré sur la liste, dont ils ont pris connaissance récemment, alors qu’ils ont versé au moins 100 millions de centimes chacun comme apport personnel au promoteur il y a de cela trois années pour l’acquisition de logements dans ce programme dont le taux d’avancement est de 20 % seulement, selon une source locale.
Les mécontents réclament leur logement et demandent des « assurances » du wali.

Il convient de noter que plusieurs dizaines de personnes venues de plusieurs quartiers périphériques de la municipalité de Béjaïa, à savoir Ighil Oujilvane,Taghzouyt, Aïn Skhoune, Bouhouath, Ivouhathenes, ont observé avant-hier, un rassemblement devant le siège de la wilaya pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie notamment, le lancement de plusieurs opérations, telles que « le revêtement de la route, le raccordement de leurs foyers au réseau du gaz de ville, transport, l’amélioration de « l’alimentation en eau potable, éclairage public, électrification de quelques maisons, etc. Une situation qui s’éternise, selon eux, Les engagement.

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