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Prochaine mission de consultations du FMI à Alger

3 mars 2017 | 20:22
H. Rabah

Une mission du Fonds monétaire international va séjourner à Alger du 7 au 20 mars. Selon le chef de cette délégation, il s’agira de mener des consultations annuelles sur l’économie algérienne et dont l’activité rentre dans le cadre des consultations menées au titre de l’article IV des statuts du FMI.

Jean François Dauphin, le chef de mission de l’institution financière, a affirmé que cette visite de deux semaines va permettre de rencontrer les responsables gouvernementaux algériens, de discuter de la situation économique et politique et surtout du programme mis en œuvre par les autorités pour doper la croissance.

Il faut rappeler que le FMI, dans ses derniers rapports, est resté optimiste sur les prévisions de croissance de notre pays, en l’inscrivant autour des 3,6% en 2016 et à 2,9% en 2017, tout en anticipant une embellie à partir de 2021. Même topo pour l’inflation, dont le FMI pense qu’elle n’atteindra pas les 5% en 2017.

Il faut rappeler que l’institution monétaire a estimé, dans ses récents rapports et analyses, que l’Algérie figure parmi les pays émergents et en développement qui ont « réussi à maintenir une position nette extérieure positive grâce à son très faible endettement extérieur ».

Le constat a relevé également que l’économie algérienne avait la possibilité de mener l’ajustement au choc des prix de pétrole qui « jusqu’ici n’a eu qu’un effet limité » sur la croissance économique.

Cependant, certains analystes estiment que les « anticipations » du FMI n’ont pas pris en compte quelques changements notables survenus ces derniers mois. D’abord, le retour inquiétant de la flambée inflationniste des prix des fruits et légumes, due principalement à la spéculation et à l’anarchie des circuits de distribution.

Selon, l’Office national des Statistiques, l’inflation a dépassé le seuil des 8,5% au mois de janvier dernier. Un chiffre quasiment double de ce que prévoit le FMI pour 2017. Si la dette extérieure tourne autour des 4 milliards de dollars, ce qui est insignifiant, il y a lieu de noter de grosses difficultés de financement des projets infrastructurels.

De plus, le gouvernement peine à trouver les bons équilibres pour « éponger » le déficit de la balance commerciale, bien que la facture des importations des biens alimentaires, manufacturiers et des produits industriels soit en nette baisse.

Il est bien évident que l’effondrement des recettes provenant de l’exportation des hydrocarbures n’a pas encore entamé le « moral » et n’a pas mis les autorités et l’opinion publique dans un contexte de « rigueur » que réclament certains acteurs politiques.

Le FMI semble mesurer déjà que ces analyses sont quelque peu dépassées et que le gouvernement peine encore à mettre en œuvre son nouveau modèle économique lancé en juin 2016 lors de la dernière tripartite. Mais les remèdes du FMI sont loin de faire l’unanimité et sa pilule est politiquement toujours impopulaire. A moins que… 

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