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Présidentielles 2019 : "Bouteflika n’a pas encore tranché"

16 août 2018 | 02:29
H.A.


A sept mois de l’élection présidentielle, l’alliance présidentielle ne fait pas de mystère sur la volonté de voir le président de la république Abdelaziz Bouteflika rempiler pour un nouveau mandat pour la magistrature suprême. 
Le Secrétaire général du FLN, Djamel Ould laisse entendre que l’annonce de candidature de M. Bouteflika relève de sa décision personnelle. La sortie médiatique hier du patron du FLN semble pour le moins le suggérer. Le discours du SG du FLN est aujourd’hui empreint de prudence. « tout dépendra de ce que va décider le président Bouteflika. S’il souhaite continuer nous serons derrière lui et s’il refuse de rempiler pour un 5eme mandat nous respecterons sa volonté » a indiqué le SG du FLN, Djamel Ould Abbes à Boumerdes lors de la clôture de l’université d’été du Front Polisario. Mais le patron de l’ex parti unique n’en démord pas de le faire changer d’avis : « J’ai fait une demande aux président Bouteflika pour se présenter à la présidentielle, mais le dernier mot lui revient », a réagi le patron du FLN, ajoutant que « tout ce que le président décidera, je l’exécuterai à la lettre ». Ould Abbes laisse entendre que le chef de l’Etat n’a pas encore tranché : « Le dernier mot revient au président. Sa décision sera appliquée. Si le président refuse de poursuivre son œuvre à la tête du pays, il m’informera et j’exécuterai ses instructions » a-t-il tenu à ajouter. Ould Abbès, explique que la candidature de Bouteflika « est une revendication populaire, appuyée par 30 partis et organisations de la société civile » dit-il. « Rien ne pourra nous perturber. Trente partis ont apporté leur soutien à notre initiative », a-t-il précisé. Pour Ould Abbes, le président bénéfice de l’appui populaire : « Le cinquième mandat est demandé aussi par le peuple », a-t-il affirmé. A dix mois de l’élection présidentielle, -prévue en principe au mois d’avril 2019- l’incertitude d’un cinquième mandat du président Bouteflika plane toujours alors que l’opposition, en rangs dispersés, n’arrive pas à s’entendre sur un candidat unique pour contrer le futur candidat du consensus. Si le doute persiste encore, le clan présidentiel est vent debout pour « vendre » par tous les moyens possibles la candidature de Bouteflika pour autre règne présidentiel de cinq ans. Dans moins de huit mois, les Algériens seront appelés aux urnes : pour réélire l’actuel locataire du palais ou pour signer un nouveau bail avec un autre parmi les candidats à la candidature qui ne cessent de se manifester au fur et à mesure que l’échéance approche. Quatre candidats ont fait part de leur intention de se présenter aux prochaines élections présidentielles. Par ailleurs, l’Alliance nationale républicaine (ANR) s’est engagée dans une initiative de soutien au chef de l’Etat qui regroupe une quinzaine de formations politiques, dont les positions et les discours sont proches de ceux de la mouvance présidentielle. Il s’agit d’un rassemblement politique élargi de soutien au président Abdelaziz Bouteflika, susceptible de peser lors de la campagne électorale. Lancé par le leader de l’ANR Belkacem Sahli cette initiative devrait reposer sur une plate-forme, une charte et des partis politiques qui adhèrent totalement à ce projet en soutenant le programme de Bouteflika lors de la présidentielle d’avril 2019.
Les animateurs de cette plateforme projettent de faire face aux détracteurs du cinquième mandat. Pour l’ANR la continuité de Bouteflika à la tête de l’Etat donnera lieu à « une plus grande stabilité institutionnelle et sociale ». Le secrétaire général de l’ANR relève dans ce sillage que l’Algérie est le seul pays de la région où le « Printemps arabe n’a pas réussi . 

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