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Présidentielle : Le MSP dit oui, le FFS boycotte

27 janvier 2019 | 00:50

Le MSP participera à la présidentielle d’avril prochain selon son président Abderrezak Makri qui l’a annoncé sur sa page Facebook. Ce dernier a été désigné durant la nuit du vendredi à samedi par le Conseil consultatif du parti.
La décision de participer à la prochaine présidentielle a été votée à l’unanimité par les membres du conseil consultatif a précisé le parti dans un message posté sur sa page Facebook : « Vous nous dites, où êtes-vous ? Et bien nous sommes partout sur le terrain, à travers nos meetings et nos militants. Nous refusons le marchandage et nous luttons contre la corruption. Nous faisons partie de ce peuple », écrit Makri sur son compte Facebook.
Dans le camp de l’opposition, deux partis majeurs le FFS et le PT ont décidé de boycotter cette élection selon les termes de leurs communiqués respectifs rendus publics le même jour. Pour le FFS « le parti ne présentera pas de candidat et ne soutiendra aucun candidat dont la participation ne servirait qu’à donner une façade faussement démocratique à un scrutin fermé d’avance au profit du candidat du régime ». Selon le communiqué final ayant sanctionné les travaux du Conseil national tenu vendredi dernier celui-ci considère que « les conditions d’une élection démocratique, libre, honnête et transparente, à trois mois de la tenue du prochain scrutin présidentiel, ne sont pas réunies ».
Dans le même temps, le FFS lance un appel à la mobilisation de la population « longtemps humiliée et exclue, pour le boycott du scrutin, et à sa vigilance pour faire barrage aux desseins politiques inavoués du régime » dit-il.
Pour le PT, un habitué des participations à l’élection présidentielle -Louisa Hanoune participe depuis 2004, cette fois-ci le parti hésite à se prononcer même si son chef a déjà donné le ton. En effet la SG du PT risque de ne pas y être le 18 avril prochain. C’est du moins ce qu’elle dit avant-hier à l’ouverture des travaux du bureau politique (BP) de son parti. Hanoune a conseillé au bureau politique d’adopter cette décision et promis de la défendre au sein du Comité central en raison de son « inquiétude » sur l’avenir du pays : « Je pense que le Parti des travailleurs ne devrait pas aller à la prochaine élection présidentielle. C’est là mon point de vue personnel que j’exprimerai et que je défendrai devant le bureau politique et devant le comité central. Je suis extrêmement inquiète pour le pays », a-t-elle lancé le ton grave. Dans le cas contraire, la porte-parole du PT dit qu’elle « respecterait » la décision qui émanerait de la majorité du comité central et qu’elle « l’appliquerait conformément au centralisme démocratique qui régit le fonctionnement de notre parti ».
Reste le RCD qui n’a pas encore tranché la question. Son président Mohcéne Bellabes hésite à prendre position en raison notamment de l’aspect folklorique que prend cette élection avec plus de 90 candidats à la candidature et du brouillard qui entoure une éventuelle candidature du Président sortant. Pourtant les sollicitations ne manquent pas.
Le RND et TAJ, les deux partenaires de l’Alliance ont déjà appelé à un 5e mandat au moment où le FLN, principal soutien du chef de l’Etat se mure encore dans un silence intriguant. Parmi les quatre partis de l’Alliance présidentielle, seul le MPA de Amara Benyounès attend que le président se prononce pour prendre position.
L’Association des anciens élus du FLN continue à appeler le Président Abdelaziz Bouteflika à se porter candidat à la prochaine présidentielle. Le coordinateur de ce mouvement Mahdjoub Bedda qui était hier à Oran, a renouvelé son appel : « En votre nom, vous qui êtes fidèles au FLN, nous appelons le président Bouteflika à se porter candidat à la prochaine élection », a déclaré Bedda devant un parterre d’anciens cadres, élus et ministres du vieux parti réunis dans la capitale de l’Ouest.
« Nous ne sommes pas de ceux qui changent de position au gré de la direction du vent, ni de ceux qui cèdent au doute. Notre position est claire, nous sommes pour la poursuite du processus d’édification, de la renaissance, de la paix et de la stabilité. Nous sommes avec le moudjahid Abdelaziz Bouteflika », a-t-il tranché. Et d’ajouter : « Nous avons été des soldats lors des élections précédentes et nous demeurerons fidèles. Nous prouverons au président Bouteflika qu’il y a des hommes et des femmes engagés pour la continuité, l’unité nationale et la dignité de notre peuple. Nous avons plus que jamais besoin de stabilité » dit-il encore.
Jusqu’à hier quatre-vingt-quatorze prétendants, dont douze présidents de partis politiques ont procédé au retrait des formulaires de candidature à l’élection présidentielle. Selon ce bilan provisoire arrêté jeudi en fin de journée, 94 lettres d’intention de candidature ont été déposées au ministère, soit douze émanant de présidents de partis politiques et quatre-vingt-deux de prétendants indépendants. Le seuil de 100 candidats peut facilement être atteint dans les jours à venir, ce qui ferait de ce scrutin présidentiel le plus inédit que l’on ait jamais organisé.
Le dernier délai de dépôt des dossiers de candidature pour l’élection du président de la République est fixé au 3 mars 2019 à minuit, a annoncé le Conseil constitutionnel.

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