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Présidentielle : Des personnalités et des partis refusent d’y participer

25 septembre 2019 | 19:55
Aziza Mehdid


L’échéance présidentielle prévue pour le 12 décembre prochain continue à occuper le devant de la scène nationale avec la « prolifération » des candidatures annoncées officiellement et qui avoisine pour l’heure une quarantaine. Aussi, les regards sont braqués sur certaines personnalités nationales sollicitées par leurs partisans en vue de participer au prochain rendez-vous électoral.


Cependant, la réponse de quelques-uns est défavorable, à l’instar de Abdelaziz Rahabi qui, a affirmé ce mercredi, à travers un post publié sur sa page Facebook, qu’il ne se portera pas candidat à la présidentielle du 12 décembre. L’ancien ministre de la Communication a remercié, dans le même message, ses partisans qui l’ont sollicité pour le faire. Exprimant « a gratitude à ceux qui poursuivent leur militance pour une solution globale et consensuelle à même de faire sortir le pays de la crise politique ». « Je voudrais informer que je ne suis pas candidat aux prochaines élections présidentielles, remercier et exprimer ma gratitude à ceux qui m’ont demandé de le faire, ainsi qu’à ceux qui militent pour une solution globale et consensuelle à l’impasse politique que connaît notre pays », écrit l’ancien diplomate. Quant aux raisons de la décision du coordonnateur de l’initiative de Ain Benian « Forum du dialogue national » du 6 juillet dernier, elles restent inconnues. Des sources proches lui ont indiqué même que « des partis politiques avaient l’intention de le proposer en vue de conduire une candidature commune, d’autant que des citoyens l’ont déjà sollicité dans ce sens ».


Il faut dire que la décision de la non-participation aux élections présidentielles a été prise par d’autres personnalités nationales. Ainsi, il y a aussi Ahmed Benbitour qui avait annoncé dimanche passé qu’il ne se présentera pas à la présidentielle du 12 décembre. L’ancien chef de gouvernement s’est excusé auprès des citoyens qui lui ont demandé de prendre part à ce scrutin crucial, dans une publication postée sur son compte Facebook. « Dr. Ahmed Benbitour s’excuse auprès de ses partisans et de tous les citoyens qui le soutiennent afin de sortir le pays de la crise et annonce, avec regret, qu’il n’a pas l’intention de participer aux prochaines élections organisées par les autorités actuelles », a-t-il rapporté sans donner d’amples explications concernant sa décision.


Étant « sans étiquette », Benbitour a souvent critiqué les politiques menées par l’ancien régime depuis sa démission de son poste de chef du gouvernement en 2000. Dans le sillage du mouvement populaire, Benbitour, pour rappel, avait pris part aux rencontres de la « coalition politique » de l’opposition dite « les Forces du changement pour le triomphe du choix du peuple » dont les travaux ont abouti à la plateforme de Ain Benian. Néanmoins, l’homme politique ne voulait pas trop s’afficher publiquement et s’est absenté du rendez-vous du 6 juillet dernier, comme nombre de personnalités nationales.


Par ailleurs, des partis politiques parmi les formations microscopiques préfèrent « boycotter le scrutin du 12 décembre », à l’image du Parti de la liberté et la justice (PLJ) de Mohamed Said. Ce dernier a confirmé hier que sa formation politique ne prendra pas part aux élections présidentielles. C’est dans un communiqué, rendu public hier, que Mohamed Said estime que « les données actuelles n’encouragent guère l’organisation d’élections permettant l’émergence d’un Président qui, fort de la légitimité populaire, sera capable de jeter les nouvelles bases d’un Etat démocratique et d’engager de réformes structurelles, politiques et économiques ».


De son côté, Fawzi Rebaine de Ahd 54, affirmé, ce lundi, la non-participation de son parti à cette présidentielle, considérant que « les conditions ne sont pas réunies et que le peuple a dit non ». Le chef de Ahd 54 était pourtant partisan du retour au processus électoral dans les plus brefs délais. Il voit que « les arrestations arbitraires des manifestants et le verrouillage des médias et de tous les espaces d’expression, ainsi que la fermeture récente de la capitale, sont des mesures qui compliquent l’organisation d’une telle échéance ».


Cela sit, d’ici le 6 octobre prochain, date limite du retrait des formulaires par les candidats, d’autres noms de postulants vont être connus, surtout que le bruit commence à circuler autour l’ex-ministre de l’Habitat Abdelmadji Teboune, et de l’ancien chef du gouvernement et secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem. En attendant que Tebboune qui n’a pas fait long feu dans son poste de Premier ministre (mai- août 2017), se prononce officiellement sur sa candidature aujourd’hui vers midi, certains affirment que la base du FLN voudrait également inciter Belkhadem à se lancer dans la bataille.

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