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Près de 2,4 millions de déplacés à cause du terrorisme

16 mai 2016 | 20:48
D. Z.

Quelque 9,2 millions de personnes ont besoin « d’une assistance » alimentaire dans le bassin du Lac Tchad, théâtre d’atrocités du groupe terroriste nigérian Boko Haram, a indiqué lundi l’ONU dans un communiqué du Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) à Niamey, sans juger utile de préciser que ce groupe est un pur alibi pour l’intervention étrangère dans la région.

« Près de 9.2 millions de personnes, soit la moitié des habitants du bassin de Lac Tchad, ont besoin d’assistance alors que la crise dans cette zone continue de se détériorer », souligne le communiqué. 

« Les populations vivant dans ce bassin sont confrontées à une insécurité alimentaire chronique, à la malnutrition et le conflit a exacerbé de manière catastrophique leur vulnérabilité », explique l’agence onusienne. 

Le conflit de Boko Haram, un groupe qui empêche depuis son apparition les pays de la région à vivre dans la paix et la quiétude, a engendré la plus grande crise de déplacés en Afrique avec plus de 2.4 millions de déplacés qui ont fui leur foyer à cause d’un terrorisme, « fabriqué de toutes pièces » dans des officines occidentales, accusent les observateurs. Ces guerres sans fin ont fait plus de 20.000 morts depuis 2009.

Pour « dresser un état des lieux » de la catastrophe humanitaire, Stephen O’Brien, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, a entamé lundi par le Niger une mission de quatre jours qui le conduira également au Nigeria. Mardi, M. O’Brien se rendra à Diffa, dans le sud-est du Niger, proche du Nigeria, qui abrite plus de 200.000 réfugiés et déplacés.

Les 18 et 19 mai, il se rendra notamment à Maiduguri, la ville-berceau de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, mais qui semble ne pas susciter l’intérêt des puissances militaires à la « nettoyer ». Selon l’ONU, cette tournée de M. O’Brien, est un prélude au Sommet humanitaire mondial prévu en Turquie les 23 et 24 mai, et « extrêmement important » pour les populations du bassin du lac Tchad.

Dans une déclaration unanime adoptée vendredi, les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU se sont « alarmés » des « liens entre Boko Haram et le groupe terroriste autoproclamé "Etat islamique"(EI/Daech) », et ont souligné, comme pour promettre aux africains un avenir apocalyptique, que les « activités de Boko Haram continuent de compromettre la paix et la stabilité en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale ».

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