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Prélèvement d’organes : Les textes réglementaires élaborés en majorité

4 février 2019 | 21:47
SantéMohamed Aïssa Lynda Louifi

Actuellement, de milliers d’algériens sont en attente d’une greffe et la liste reste trop longue. Rien que pour le rein, plus de 8 000 patients sont en souffrance, avec une chance très mince de bénéficier d’un greffon. Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, qui se veut rassurant, affirme que les textes réglementant les prélèvements d’organes sur personnes décédées sont, pour la plupart, « élaborés ».

Ces textes réglementaires souhaitée par l’ensemble des professionnels de la santé, des associations de malades et les autorités sanitaires, permettront de lever toutes les contraintes relatives au don d’organes et donneront de l’espoir à beaucoup de patients qui attendent depuis plusieurs années un organe providentiel. « La nouvelle loi consacre les grands principes d’éthique et organisationnels sur les prélèvements d’organes sur personnes décédées. Les projets de textes réglementaires qui vont accompagner cette loi sont, pour la plupart, élaborés », a déclaré le ministre à l’ouverture du congrès France-Maghreb sur la transplantation. Se félicitant que depuis 2018, année de la promulgation de la nouvelle loi sanitaire, l’Algérie dispose d’un cadre législatif inhérent aux greffes d’organes, il a souligné « l’engagement » de l’Etat dans le sens de « la promotion et le soutien » de ce programme, le qualifiant de « priorité de santé publique ». Tout en déplorant les limites des dons d’organes à partir de donneurs apparentés, Hasbellaoui a estimé qu’il fallait tout mettre en œuvre pour que le prélèvement sur des personnes décédées, notant que l’Agence nationale des greffes s’attelle, en partenariat avec l’Agence française de biomédecine, à asseoir les organisations médico-techniques nécessaires ainsi que les formations complémentaires exigée.

L’islam autorise le prélèvement sur personnes décédées

En islam, le don d’organes n’est pas interdit mais il est soumis à de nombreuses règles qu’il est nécessaire de respecter. C’est ce qu’a affirmé le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, soulignant que l’islam encourage, à titre exceptionnel, le prélèvement d’organes et de tissus sur personnes décédées pour sauver une vie humaine.

Mohamed Aïssa a fait savoir que cet « état d’exception est statué » par les exégètes de l’islam et la jurisprudence musulmane en se référant aux textes sacrés qui vont dans ce sens citant, entre autres, le verset coranique stipulant que « Celui qui sauve la vie d’une seule personne aurait comme sauvé l’humanité tout entière ». « La donation d’organes, de tissus et autres est un acte bénéfique (hassana), une œuvre méritoire, altruiste et désintéressée », a-t-il poursuivi, notant que « les états d’obligation fondent l’exception en islam ». Le ministre a également rappelé les nombreux hadiths du Prophète Mohamed (QSSSL) instruisant ses compagnons, tout en précisant que les savants de l’islam se sont référés, en autorisant la transplantation à partir des personnes décédées, à l’Académie de Jurisprudence musulmane. Le prélèvement est soumis à un certain nombre de conditions cadrant avec les préceptes de l’islam.

Pour étayer son propos, le conférencier évoque une fetwa, édictée déjà en 1986 par les ulémas à Amman, en Jordanie. Le ministre a révélé, à ce propos, que le don d’organes est encadré par des conditions précises, notamment le constat de la mort encéphalique. La transplantation doit avoir un caractère obligatoire pour sauver la vie du receveur ou permettre la régulation d’une fonction essentielle de son organisme.

Dans ce sens, le ministre a fait savoir que les imams seront mis à contribution pour sensibiliser la société et mobiliser l’opinion sur l’intérêt que représente le don d’organes dans l’amélioration de la qualité de vie des patients qui requièrent une transplantation. Il dira, également, que son département œuvre à sensibiliser les imams sur l’importance du don d’organes afin qu’ils puissent, à leur tour, sensibiliser les citoyens sur le sujet dans les mosquées par des « prêches et discours ».

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