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Précurseur de l’OAS :« Le Cinquième bureau », thème d’une conférence à l’Odej de Constantine

28 octobre 2018 | 20:12
Amine.B


« Le Cinquième bureau » était ce dimanche le thème d’une conférence-débat animée par un professeur de philosophie à l’université Constantine 3. Auteur de plusieurs écrits sur la guerre et les tactiques militaires, le professeur Ismael-Salim Khaznadar a tenté d’expliquer ce que fut « Le cinquième Bureau », un des moyens de propagande de l’armée coloniale et qui a fait l’objet d’une de ses publication parue en 2017 : « Le Renseignement militaire français. Algérie 1954-1962 »


La rencontre a été l’occasion pour l’assistance composée essentiellement d’universitaires et d’historiens de débattre un pan de l’histoire de la présence française en Algérie entre 1957 et 1962.


Créé en 1957, Le Cinquième Bureau, service rattaché à la sécurité et au renseignement au temps de la colonisation, fut un instrument offensif du renseignement militaire français en Algérie. Créé à l’instigation du général Raoul Salan, alors chef de la dixième région militaire (territoire algérien), ce bureau était chargé de convaincre la population autochtone d’adhérer à la politique colonialiste, admettant de facto que l’Algérie est française. Dès 1958, le Cinquième bureau se vit confier trois missions bien précises : la prise en main de la population, la protection du moral de l’armée et la protection du moral des populations.


Ce bureau a été à l’origine du coup de force du 13 mai 1958 qui a mis fin à la Quatrième république, offrant ainsi à l’armée une nouvelle forme d’intervention sur le territoire algérien dans le but d’étouffer la guerre de libération déclenchée, quatre années plus tôt, le 1er novembre 1954, par les Algériens.


Des moyens colossaux avaient été mis à la disposition de ce bureau par l’armée française avant d’en décider sa dissolution.


Les dirigeants du bureau s’étaient alors obstinés à maintenir le pays sous le joug colonial. Les mêmes leaders seront d’ailleurs derrière la création de l’Organisation de l’armée secrète (OAS) à l’origine de plusieurs crimes et exactions menés contre la population algérienne, et même contre l’armée française, accusée de céder à la pression du FLN et de l’opinion publique internationale.


Le bureau fut dissous sur ordre du général De Gaulle, alors président de la République française.


Le général Raoul Salan participera au mois d’avril 1961, aux côtés de trois autres généraux (Maurice Challe, Edmond Jouhaud et André Zeller), au putsch des généraux ou le putsch d’Alger, une tentative de coup d’État fomentée par une partie des militaires de carrière de l’armée française en Algérie et conduite par les quatre généraux cités. Cet événement sera d’ailleurs le précurseur de la naissance de l’OAS qui a reçu ses idées et ses moyens et l’essentiel de ses cadres du Cinquième bureau.


La conférence a été initiée par l’association culturelle Fada’at Cirta avec la collaboration de l’Odej de Constantine.


 


Agréée au mois de janvier 2018, l’association regroupe un nombre d’universitaires et d’hommes de culture et d’art de Constantine. Elle se fixe comme objectif de « réanimer » la vie culturelle et artistique de la ville de Constantine. Une série de manifestations sont prévues toute l’année, à en croire son président, Abdenacer Djebbar.

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