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Poursuites judiciaires contre les boulangers contrevenants

4 décembre 2017 | 21:49
Saïd Tissegouine

Les boulangers de la wilaya de Tizi-Ouzou ayant été entraînés dans un mouvement de grève pour imposer le prix de 15 DA la baguette subiront des poursuites judiciaires et une sanction administrative, laquelle sera traduite par deux mois de fermeture de leur boulangerie. C’est ce que nous a indiqué, hier, le directeur du commerce de la wilaya de Tizi-Ouzou, Adjani Kada.

« La fermeture de deux mois des boulangeries concernées prendra effet dès la fin de la grève des boulangers », a précisé notre interlocuteur, qui a insisté sur la ferme volonté des pouvoirs publics d’exécuter les lois de la République. Cependant, pour l’heure, plus de pain sur les étals des commerçants.

En ce qui les concerne, les restaurateurs de la capitale du Djurdjura se font livrer du pain à partir d’autres wilayas. En somme, chacun tente de se débrouiller comme il peut pour répondre à la demande de ses clients.

De leur côté, les artisans boulangers soulignent qu’avec un prix de 10 DA ils ne tirent aucun bénéfice, voire travaillent à perte puisque les charges d’une boulangerie sont multiples et lourdes. Le chargé de l’exécutif de l’Organisation nationale des commerçants et artisans (ONCA), bureau de wilaya de Tizi-Ouzou, Slimane Harret, a déclaré au Jeune Indépendant que ce dossier portant sur le pain et la boulangerie doit être étudié dans le fond.

« Les commerçants, particulièrement les boulangers, ont une multitude de charges », poursuit notre interlocuteur. Parmi certaines charges énumérées par Slimane Harrat figurent les additifs indispensables au pain, comme la levure, les intrants, en sus des carburants, des salaires des employés, de l’entretien des espaces de la boulangerie et tant d’autres mesures de sécurité et d’hygiène.

commerçants et artisans algériens), bureau de wilaya de Tizi-Ouzou, Salim Zaïdat, a abondé dans le même sens. Notre interlocuteur a reconnu les énormes charges pesant sur les artisans boulangers.

Comme solution à la problématique, Salim Zaïdat a suggéré un dialogue franc et sain entre les boulangers et les pouvoirs publics et en même temps l’étude du dossier dans son fond pour éviter tout amalgame.

Certains se posent la question sur le prix de la farine que payent les boulangers. La réponse est simple : Le prix d’un quintal de farine coûte au boulanger 2 300,00 DA. Pour le citoyen en revanche, le prix de 10 DA la baguette est déjà suffisamment élevé pour une bourse moyenne. Que peut-on dire alors de 15 DA ?

Cependant, ces citoyens aux revenus modestes ont formulé le vœu de voir chacun éviter le gaspillage du pain. En vérité, ce ne sont pas les pères de famille aux revenus modestes qui gaspillent le pain, si vraiment gaspillage il y a.

Les restes de pain qu’on voit souvent dans les poubelles sont ceux des restaurateurs. Or le restaurateur ne peut pas éviter les restes de pain. Un client, pour se restaurer, entame un nouveau de pain. Il ne peut en aucun cas consommer le reste du pain laissé par un autre client. Voilà la raison principale des restes de pain qu’on trouve dans les poubelles, plutôt à côté des poubelles.

Les Algériens respectent trop la nourriture pour la jeter dans la poubelle. 

Encadré : les représentants des boulangers ont rencontré avant-hier les responsables de la wilaya. Les deux parties ont étudié l’affaire sous tous les angles. Cependant, chacun est resté cramponné à ses positions.

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