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Plusieurs écoles primaire en grève

4 novembre 2019 | 19:42
Educationgrève Lynda Louifi


Les dernières déclarations du ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, concernant la prise en charge des revendications des enseignants du primaire semblent ne pas convaincre ces derniers, qui ont reconduit, ce dimanche, leur mouvement de grève.


Les enseignants veulent à travers ce mouvement de grève d’une journée, entamé lundi 6 octobre, dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles ils exercent et réitérer leurs revendications restées sans écho. Hier encore, plusieurs établissements du primaire à travers le territoire national ont été paralysés par le mouvement de grève auquel a appelé le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE). En conséquence, les élèves ont été contraints de retourner chez eux dès la matinée, sans que les enseignants grévistes ne se soucient de leur scolarité. L’action des enseignants ne se limite pas à cela. Des rassemblements ont été également organisés devant les directions de l’éducation pour s’insurger contre « la dégradation de leurs conditions de travail ». Un rassemblement a eu lieu également devant le siège du ministère de l’Education nationale. Les enseignants grévistes exigent les mêmes avantages et privilèges que leurs collègues des cycles moyen et secondaire. Autrement dit, ils demandent la séparation entre la mission de formation et celle de surveillance et le suivi des écoliers pendant les récréations.


Les instituteurs protestataires revendiquent l’amélioration de leurs conditions de travail à travers la mise à leur disposition de l’ensemble des moyens pédagogiques nécessaires, mais aussi des manuels et des livres scolaires pour chaque niveau. Ils ont aussi réclamé l’uniformisation des fiches techniques et des approches pédagogiques pour les manuels scolaires de tous les niveaux du cycle primaire. Aussi, ils ont revendiqué la limitation des missions des enseignants du primaire au volet pédagogique uniquement et de les dispenser des séances de l’éducation sportive ou de surveillance des élèves. Les protestataires ont aussi réclamé la « sécurisation » des écoles primaires et l’instauration d’une journée pour la réception des parents d’élèves, afin d’éviter l’anarchie au sein des établissements. Par ailleurs, ces enseignants qui ont aussi observé une journée de grève hier ont réclamé l’application du décret du mois d’octobre 2014 portant sur la promotion des enseignants du cycle primaire à la 12e catégorie, en plus de la réduction des heures de travail et de l’abrogation de la note obligeant ces enseignants à assurer des cours de soutien dans les établissements.


Enfin, ils ont dénoncé la surcharge des classes dans ce palier ainsi que la non-prise en charge de leurs doléances au niveau des établissements scolaires. Toutefois, même si les revendications des enseignants sont légitimes, ne faut-il pas penser aux conséquences d’un tel débrayage sur la scolarité des élèves ? Cette grève, faut-il le souligner, n’a pas été du goût des parents d’élèves, qui ont vu leurs enfants privés de cours. « J’ignore les raisons qui ont amené les enseignants à faire grève, mais il fallait au moins choisir la journée du mardi, pour ne pas priver les élèves de beaucoup de cours », a souligné un parent d’élève. Un autre estime que les revendications des instituteurs sont légitimes, mais « il fallait trouver d’autres moyens pour les réclamer mis à part la grève ».

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