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Plusieurs cas signalés...Des vols et des interrogations à Ardis

25 janvier 2018 | 02:58


Souvent, les rayons des hypermarchés de la capitale font l’objet de vols. En effet, certains visiteurs n’hésitent pas à cacher sous leurs vêtements de petits objets de valeur. Repérés par des caméras de surveillance, à partir de la salle des opérations, les voleurs sont très vite arrêtés par des agents de sécurité. Cependant, à Ardis, l’un des plus grands hypermarchés du pays, on assiste plutôt à des vols bien organisés et d’un tout autre genre. Aujourd’hui, ce sont les visiteurs qui sont victimes de vol perpétrés par des inconnus puisque même les caméras de surveillance n’ont pas pu identifier les auteurs des vols.
S’agit-il d’une faille sécuritaire ? Enquête.


Si notre comportement était à la hauteur des règles de civisme, cela pourrait nous permettre de vivre mieux et de bénéficier d’une pleine sécurité. C’est le cas d’une dame de 47 ans, Naima M. O., victime d’un vol la veille du nouvel an à Ardis, appelé aussi Medina Center.
Cette dame refuse de baisser les bras et compte se battre pour restituer son droit moral. Elle se trouvait ce jour-là en compagnie de sa fille Malak au rayon des jouets pour enfants, en vue de choisir un cadeau pour sa petite fille. Alors qu’elle essayait de faire un choix, Naima M. O. avait posé son sac et au-dessus son châle dans le chariot. Il a suffi d’un laps de temps pour que la dame, en se retournant vers le chariot, se rende compte de la disparition de son sac qui contenait les clés de sa voiture ainsi que celles de son appartement et de son bureau au travail, mais aussi sa carte d’identité, sa carte grise, sa carte professionnelle (un badge d’accès au port d’Alger), sa carte d’assurance médicale, sa carte de fidélité à Ardis (puisque c’est une cliente habituée du lieu), en plus d’une somme d’argent, sans citer d’autres objets qui s’y trouvait. Prise de panique, la dame a commencé à crier « Au voleur ».
Très vite, des agents de sécurité et des visiteurs sont venus à son secours. « On vient de voler mon sac, il y a tout dedans. Je ne peux même pas rentrer à la maison car ils m’ont volé aussi les clés. Où est la sécurité ? Il faut vite intervenir avant que le voleur ne quitte les lieux.
C’est un grand sac noir qui ne passe pas inaperçu, a-t-elle expliqué en présence des agents de sécurité. Lorsque la dame, victime du vol, a demandé l’intervention rapide des agents de sécurité, l’un d’eux lui a répondu qu’il était trop tard et qu’il était impossible de boucler le lieu et de diffuser une alerte de vol car cela pourrait créer une grosse panique dans la grande surface.
Mais qu’en est-il des caméras de surveillance ? Elles peuvent très facilement localiser et identifier le ou la coupable, que ce soient celles qui sont installées à l’intérieur du centre commercial ou encore celles qui se trouvent à l’extérieur, car la personne qui a commis ce vol doit obligatoirement passer par la grande porte qui donne sur l’extérieur.
Les caméras n’ont rien montré, même celles installées dans le rayon des jouets, là où le vol a été commis, et ce parce qu’elles ne couvrent pas l’angle du rayon où a eu lieu le vol. Il se pourrait que la personne qui a commis ce vol était justement au courant de cela. Seule l’enquête des policiers du commissariat de La vigerie sera en mesure de répondre à cette question. Mais en attendant, la victime est toujours sous le choc. Cette dernière, que nous avons rencontrée, veut une réparation « morale ».


La victime a tenu à témoigner : « J’ai usé de tous les moyens pour demander justice, en vain. J’ai été victime d’un vol par une personne inconnue. Je me trouvais avec ma petite fille à Ardis lorsqu’un inconnu m’a subtilisé mon sac avec tous les documents administratifs qui font de moi une citoyenne algérienne reconnue. On m’a volé les clés de ma voiture, celles de mon appartement et celles de mon bureau au


travail. On m’a pris aussi ma carte d’identité, ma carte d’assurance médicale, ma carte grise et ma carte professionnelle. Je suis devenue, du jour au lendemain, une clandestine, comme si l’on m’avait déchu de ma nationalité algérienne. Et dire que j’étais dans un endroit réputé pour être familial et hautement sécurisé. En réalité, tout ça n’est que mensonge. La preuve, j’ai été victime de vol dans un rayon pourtant très sensible, celui consacré aux enfants.
Des tas de jouets y sont soigneusement entreposés, mais au-delà de ce lieu de rêve se cache une autre réalité, celle des vols à la sauvette. Le pire, c’est qu’aucune des caméras de surveillance, pourtant installées en nombre, n’a montré le profil de l’assaillant car à l’endroit où a eu lieu le vol, la couverture de la caméra n’était pas étendue. C’est affreux. J’ai peur pour mon enfant et pour les autres petits, car si aujourd’hui un sac a été volé, demain on ne sait pas à quoi les voleurs vont s’intéresser. Je parle bien sûr d’enlèvement. »
Ce sont là les mots d’une dame profondément blessée dans sa dignité. Naima M. O. ne compte pas baisser les bras. Aujourd’hui, son seul combat est au nom de toutes celles qui ont déjà vécu ce genre de vol et ce sentiment de détresse.
En déposant une plainte contre X le 31 décembre 2017, Mme M. O. a été entendue par les enquêteurs du commissariat de police de Lavigerie et un PV a été dressé, dans lequel il est mentionné que la vérification du lieu où a eu lieu le vol du sac de la victime, après l’intervention des policiers et agents de sécurité, n’a rien donné et que le visionnage des vidéos de surveillance n’a pas abouti à l’identification du voleur.
En l’absence de preuves concrètes, l’affaire n’a pas encore été résolue. Selon la victime, un officier de police de la 2e police urbaine de Mohammadia, chargé d’enquêter sur cette affaire, a expliqué à la dame qu’en l’absence de preuves formelles et vu le manque d’engagement et de coopération des responsables d’Ardis, il est difficile, voire impossible, de mener une enquête et d’identifier l’auteur du vol.


La réponse d’Ardis
Lorsque nous nous sommes déplacés à Medina Center, ou Ardis, cette grande surface commerciale, inaugurée le 5 juillet 2012, enregistrait déjà, au deuxième jour de ce début de semaine, un flux de visiteurs important. « Chaque jour, nous recevons entre 30 000 et 40 000 visiteurs. La moitié d’entre eux achète des produits dans nos rayons, tandis que l’autre moitié y font une halte pour se promener et visiter, soit en solo, soit en groupe d’amis ou encore en famille », explique Redouane Dahmane, chargé de communication d’Ardis.
Et d’ajouter : « Vu le nombre fou de visiteurs, il était question d’assurer une bonne couverture sécuritaire aux hôtes. C’est dans cette optique que notre administration a engagé quelque 350 agents de sécurité. Avec ce nombre important, nous avons pu assurer la sécurité au sein d’Ardis. Au bout de plusieurs années, nous n’avons rencontré aucun problème ni enregistré aucune agression ni vol à l’intérieur et à l’extérieur de la grande surface. Aussi, il n’y a rien à signaler.
D’ailleurs, faut-il le souligner, dans les autres pays, les grandes surfaces n’engagent plus d’agents de sécurité. Ils ont carrément supprimé ce poste d’emploi puisque, désormais, la sécurité des visiteurs est devenue numérique, ce qui est en outre très rentable. Malgré cela, Ardis continue d’engager des agents de sécurité ».


La faille des caméras de surveillance
Le fait de ne pas arriver à couvrir un rayon aussi sensible que celui des enfants, cela est déjà considéré comme une grosse faille sécuritaire chez Ardis. Interrogé au sujet du vol dans le rayon pour enfants, le chargé de communication d’Ardis a répondu : « Concernant cette dame qui dit avoir été volée alors qu’elle se trouvait avec sa fille au rayon des jouets, pour moi, il y a eu négligence de sa part car on ne laisse pas traîner son sac dans un chariot derrière soi, surtout dans un lieu où les personnes se comptent par centaines si ce n’est par milliers. Le personnel d’Ardis ne peut détecter les vols, les pickpockets. Malgré cela, nous avons pris en charge sa doléance.
Nous l’avons emmenée, par nos propres moyens, au commissariat de police de Lavigerie pour qu’elle dépose plainte et nous l’avons raccompagnée à la maison. Nous avons aussi gardé son véhicule dans notre parking le temps qu’elle vienne le récupérer », a expliqué le chargé de communication d’Ardis. Questionné sur ce qu’avaient montré les caméras de surveillance lors du vol, le chargé de communication a été peu convaincant dans sa réponse. Selon lui, les vidéos n’ont rien montré, surtout que l’angle du rayon où a eu lieu le vol ne peut être couvert.
« Nous avons visualisé les vidéos mais n’avons pas réussi à identifier le voleur ni à apercevoir le lieu exact où a eu lieu le vol. Le chargé de communication, toujours sur la défensive concernant les vols qui se les produisent depuis un certain temps à Ardis, a nié toute responsabilité de la direction générale d’Ardis dans le cas de la dame ou d’autres encore. Pour lui, ces cas, isolés peuvent, avoir lieu partout et pas uniquement dans l’enceinte d’Ardis. « Il y a quelques jours, nous avons réussi à arrêter des inconnus qui tentaient de voler une voiture stationnée dans le parking de la grande surface.
L’intervention des policiers, appuyés par des agents de sécurité d’Ardis, a permis de mettre en échec cette tentative de vol même si quelques dégâts ont été causés à la voiture.
C’est grâce aux caméras de surveillance que nous avons pu arrêter les voleurs. J’ai cité cet exemple pour vous démontrer que notre système de sécurité est toujours mis au profit des visiteurs », a conclu le chargé de communication.

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