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Plus de détermination dans les relations algéro-francaises

13 juin 2017 | 19:17
H. A.

Le président français, Emmanuel Macron, souhaite voir les relations « historiques » et « amicales » avec l’Algérie « repartir avec beaucoup de détermination ». C’est ce qu’a fait savoir hier à Alger le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

« Nous allons évoquer les relations bilatérales, les sujets économiques et les dossiers culturels et éducatifs importants afin de forger une relation historique et amicale que le président Macron souhaite voir repartir avec beaucoup de détermination », a affirmé M. Le Drian à la presse à son arrivée à l’aéroport internationale Houari-Boumediene.

Il a indiqué que sa visite de travail en Algérie a pour but de préparer le déplacement du chef de l’Etat français en Algérie, et « d’activer les instances de partenariat que nous avons ensemble » notamment le renforcement du comité de Haut niveau algéro-français présidé par les Premiers ministres des deux pays.

« J’entends bien que cette visite soit fructueuse et anticipatrice d’autres visites notamment une visite de M. Messahel à Paris, mais aussi d’autres visites qui ne manqueront pas d’avoir lieu », rappelant que M. Macron était venu en Algérie lorsqu’il était candidat aux élections présidentielles françaises. Il a exprimé sa volonté de renforcer nos relations et d’échanger sur les sujets de l’actualité régionale en particulier la situation au Sahel, en Libye et au Moyen-Orient.

« C’est cette détermination qui nous amène à souhaiter une solution politique en Libye », a-t-il souligné, précisant que l’Algérie et la France ont convenu de « conjuguer leurs efforts pour aboutir à une solution politique inclusive permettant le maintien de l’intégrité du territoire libyen et un processus de paix devant aboutir à une sérénité retrouvée ».

L’agenda des relations bilatérales, la préparation de la prochaine visite du président français, Emmanuel Macron, en Algérie, ainsi que la situation dans le Sahel et la lutte contre le terrorisme, ont été au menu des entretiens entre les deux ministres.

Des rencontres prochaines au niveau des secrétaires généraux des ministères des Affaires étrangères des deux pays, la réunion du Comité mixte économique France-Algérie (COMEFA) ainsi que et le Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN) qui doit se tenir à la fin de cette année à Paris .

Suite à ces entretiens avec Messahel, Le Drian a été recu par le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, « les relations bilatérales ont été évoquées ainsi que les perspectives de leur renforcement dans nombre de domaines à la veille des échéances importantes inscrites à l’agenda bilatéral, notamment la 4ème session du Comité Intergouvernemental de Haut Niveau (CIHN) que président les Premiers ministres des deux pays et dont la tenue est prévue avant la fin de l’année en cours », précise le communiqué. 

Cette visite « intervient dans un contexte marqué par une amélioration significative et continue des relations bilatérales et s’inscrit dans le cadre de la tradition de concertation instaurée entre les deux pays qui sont liés par des relations denses et multidimensionnelles », note la même source.

Par ailleurs, le déplacement du président français au Maroc Emmanuel Macron, sera finalement une visite « d’amitié » durant laquelle le roi Mohamed VI rencontrera Emmanuel Macron qui sera accompagné de son épouse dans un cadre personnel et familial.

Cette information a été confirmée dimanche dernier par un communiqué de l’Elysée, revêt un caractère privé et non pas officiel. Cette volte-face du président français vise à apaiser la tension naissante entre Alger et Paris suite à la décision de Macron de passer par Rabat avant Alger, perçu comme impair du président français alors que les relations algéro-françaises qui étaient pourtant bien apaisées avec le président sortant François Hollande.

Autre sujet a discorde : le dossier du Sahel qu’Alger voit d’un mauvais œil la mise mettre sous tutelle française du « G5 Sahel » qui regroupe la Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad sur la lutte contre les groupes djihadistes opérant notamment au Mali. La France qui entend renforcer son engagement « en lien très fort » avec l’organisation régionale irrite au plus haut niveau Alger.

Ce « lien très fort » suppose en effet plus de présence de militaires français sur le sol plus d’armements sophistiqués et des moyens de surveillance et enfin plus de renseignements et-ce à quelques encablures des frontières algériennes.

En effet, l’Algérie partage des frontières terrestres avec le Mali, la Mauritanie et le Niger et la proximité des soldats français avec le territoire algérien ne peut effacer le souvenir des militaires français lors de la guerre d’indépendance qui ne se privaient pas de malmener les populations algériennes à coups de bastonnades, de rafles et d’humiliations.

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