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Plus de 80 délits dont 13 assassinats en mai

28 juin 2016 | 18:49
Sofiane Abi

La technique du système automatique d’identification des empreintes digitales (AFIS) à laquelle la Sûreté nationale recourt de plus en plus a permis de diligenter 87 affaires criminelles durant le mois de mai passé contre 118 affaires similaires en mars. 13 personnes furent assassinées en mai dernier, alors que les auteurs, au nombre de 19 (13 principaux auteurs et 6 complices) ont été arrêtés par les brigades criminelles de la Police.

Dans le cadre des investigations menées par les brigades de la police judiciaire de la DGSN, ces dernières ont pu élucider 87 crimes commis durant le mois de mai dernier, et ce à partir du système automatique d’identification appelé AFIS, a rapporté hier un communiqué de la Sûreté nationale. Le système AFIS consiste à prélever les empreintes digitales des auteurs et de leurs victimes dans les lieux des crimes.

Selon la direction des relations publiques auprès de la Direction générale de la Sûreté nationale, quatre affaires liées à la criminalité ont été traitées au niveau du laboratoire judiciaire central, tandis que 83 autres affaires criminelles ont été élucidées par les services d’enquête personnelle au niveau des 48 Sûretés nationales.

D’après la Cellule de communication et des relations publiques de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), la technologie de système automatisé pour identifier les empreintes digitales appelée (AFIS) a permis d’identifier plus d’une centaine d’auteurs de ces crimes.

La DGSN a ajouté que le système révolutionnaire, AFIS, est désormais très utilisé par l’ensemble des Sûretés des 48 wilayas du pays. Grâce à cette technique, explique toujours la DGSN, beaucoup de meurtres ont été élucidés et les auteurs arrêtés après leur identification en un court laps de temps.

Par ailleurs, le Commissaire de la Police et chef de la Cellule de communication à la DGSN, Aâmer Laâroum, a expliqué que malgré la grande évolution de la criminalité et des modes opératoires utilisés par les criminels, qui tentent de brouiller les pistes, cela n’a pas empêché les policiers de démasquer ces criminels.

Sur ce plan, la DGSN a souligné qu’aujourd’hui les modes opératoires auxquels ont dû recourir les criminels c’est de calciner leurs victimes après les avoir assassiné à l’aide d’objets tranchants. Sur ce registre, il est important de signaler que, du 1er janvier 2014 au 1er avril 2016, plus d’une centaine de victimes ont été calcinées par leurs assaillants après qu’elles aient été assommées.

Pour les criminels le fait de brûler, parfois vives, leurs victimes, va causer beaucoup d’ennuis aux policiers enquêteurs et aux éléments de la Police scientifique, car souvent, ils peuvent, ne pas les identifier ni avoir leurs empreintes.

En revanche, la DGSN a mis le paquet pour faire face aux techniques utilisées par les criminels. C’est la raison pour laquelle les hauts responsables de la DGSN ont songé à modifier les moyens et renouveler les équipements utilisés par les enquêteurs.

C’est dans ce cadre que la DGSN a été contrainte de doter ses éléments de moyens plus sophistiques qui sont utilisés par les pays étrangers dans le cadre de la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes.

L’AFIS est l’un des moyens auquel la DGSN tient dur comme fer afin de lutter contre la criminalité organisée et urbaine. Mieux, la DGSN a équipé, durant ces trois dernières années, tous les laboratoires relevant de la Police scientifique de nouveaux équipements capables de donner rapidement des résultats meilleurs.

Mais, malgré cette révolution, beaucoup d’affaires criminelles qui datent de plusieurs années, d’autres de mois, ne sont toujours pas solutionnées, tandis que les auteurs courent toujours. Rappelons-le, les services de la Police Judiciaire (PJ) de la Sûreté nationale ont réussi, au cours du mois de février passé, à diligenter 88 affaires de crimes grâce à la technique AFIS.

Brigades criminelles, 13 crimes élucidés en mai

Pour leur part, les éléments de la brigade criminelle ont réussi, en mai dernier, à résoudre 13 affaires de meurtre, dont une dizaine de crimes de sang, ce qui a permis l’arrestation de 19 présumés auteurs, a expliqué la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).

Selon la Direction des relations publiques auprès de la DGSN, les éléments de la brigade criminelle ont arrêté 19 personnes impliquées dans les 13 meurtres (homicides volontaires), dont 13 principaux auteurs et 6 complices, tandis que les armes blanches utilisées dans ces meurtres ont été récupérées par les enquêteurs.

La DGSN a affirmé aussi que l’ensemble des auteurs, au nombre de 19 personnes, ont été déférés devant la justice et placés sous mandat de dépôt. L’arrestation des présumés auteurs des 13 meurtres a été réalisée grâce à la contribution des policiers de la brigade scientifique et technique.

Le rôle de ces derniers a été d’un apport capital pour l’identification des auteurs, en fournissant des pistes fiables pour leurs homologues de la brigade criminelle qui ont pu ainsi interpeller les présumés criminels à travers des opérations soigneusement exécutées, explique la DGSN. D’autre part, selon la Sûreté nationale, la moyenne des affaires de meurtres traitées et élucidées en octobre dernier a atteint 88, 23 %. Le reste est en cours de traitement, explique-t-on encore. 

Par ailleurs, entre octobre 2015 et mars 2016, les brigades criminelles de la Police ont traité plus de 150 meurtres. Pour rappel, en octobre dernier, Alger a été secouée par un horrible crime où trois corps (deux sans vie) ont été découverts dans un appartement à Télemly.

Cette affaire a défrayé la chronique. Une maman et ses deux enfants en bas âge ont été poignardés par leur assaillant qui s’est avéré, par la suite, être une femme âgée de 38 ans, deuxième épouse de son mari.

L’affaire a été traitée par la police judiciaire de la division centre qui a réussi à identifier et à arrêter l’auteur du crime quelques jours seulement après le drame. Quarante-huit heures après ce drame qui a coûté la vie à la mère et son enfant, un autre meurtre, plus horrible, a eu lieu à Oum El Bouaghi. 

Une mère a tué ses trois enfants avant de se donner la mort. En novembre 2015, soit un mois après le triple meurtre de Télemly, c’est à Oran qu’un nouveau crime avait été commis. Cette fois, deux jeunes personnes de 20 et 30 ans ont été tuées à l’aide d’un objet tranchant, suite à une rixe entre deux groupes rivaux qui se sont livrés à une bataille rangée pour le contrôle d’un quartier.

Leurs corps ont été transférés vers la morgue de l’hôpital d’Oran. Là encore, le travail effectué par les policiers de la brigade scientifique a été fructueux dans la mesure où les auteurs ont été identifiés grâce aux empreintes digitales relevées sur les corps des victimes.

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