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Chauffages et chauffes bain douteux

Plus de 500 morts asphyxiés et 5000 rescapés en huit ans

31 mars 2018 | 22:35
Sofiane Abi

Les fuites de gaz émanant des appareils de chauffe bain et de chauffage se succèdent sur l’ensemble du pays, et la liste des morts s’allonge en dépit des mises en garde des autorités au sujet des ppareils douteux, notamment ceux appelés « Made In Taiwan ». 

Entre la période allant de 2010 et 2017, plus de 500 Algériens sont péris et 5000 autres ont échappé à une mort certaine suite aux fuites de gaz ou explosions provoqués par des chauffages et chauffes bains de qualités douteuses.
La Protection civile ne cesse d’alerter, quotidiennement et à travers ses communiqués, les cas mortels des chauffes bains et chauffages. Fort heureusement, les interventions en temps réel des sapeurs-pompiers ont pu sauver plus de 5000 personnes.
Le dernier drame de Douéra, où trois jeunes femmes âgées entre 32 et 38 ans avaient laissé leur vie dans un appartement suite à une fuite de gaz provoquant leur étouffement par le monoxyde de Carbone Co du chauffage, vient s’ajouter à la longue liste des victimes. Ce drame mortel est passé inaperçue par les services concernés, pourtant il s’agit d’un cas grave qui peut se reproduire plusieurs fois dans n’importe quel foyer. Certains de ces engins de la mort sont vendus dans les marchés locaux sans être contrôlés, du coup la première victime c’est bien le consommateur. Les premiers cas mortels dus aux chauffages et chauffe bains « made in Taiwan » qui ont été signalés en Algérie remontent en 2010. Depuis, la liste macabre des victimes ne cessent de s’allonger. Le 21 février dernier 2015, deux personnes sont décédées intoxiquées par le monoxyde de Carbone, suite à l’inhalation des gaz brulée émanant des chauffages de leur domicile, l’une des deux victimes est morte au niveau de la wilaya Médéa, commune de Mihoub, et la seconde a perdu la vie, dans les mêmes circonstances, au niveau de la wilaya d’Ouargla, à la cité El Mkhadema, dans la commune d’Ouargla. Cinq jours avant, soit le 16 février 2015, trois personnes ont péris suite à 17 explosions des appareils de chauffage survenues le même jour et à travers plusieurs wilayas du pays. Ce jour là, l’intervention des éléments de la protection civile pour prodiguer des soins de première urgence à pu sauver la vie à 14 personnes incommodées par le monoxyde de Carbone Co émanant des appareils de chauffage et chauffe bain « douteux », dont quatre explosions à Sétif, quatre à Batna, deux cas de fuite de gaz suivi d’explosions à Naâma et cinq autres Bejaia. Quelques jours après, trois personnes sont décédées asphyxiées par le monoxyde de Carbone Co, dont deux personnes au niveau de la wilaya de Tissemsilt plus exactement à la cité Oued Chaghlou commune de Theniet El Had et une autre personne au niveau de la wilaya de Mila a la cité Mohamed Boudiaf commune de Chelghoum Laid, les victimes ont été évacuées vers les morgues des hôpitaux locaux, avait annoncé la Protection civile. Le 31 décembre 2016, c’est à Boumerdés qu’une femme âgée de 31 ans a trouvé la mort par asphyxie. Mariée, sans enfants, la jeune femme a trouvé la mort par asphyxie suite à l’inhalation de gaz brûlé dégagé d’un réchaud, à l’intérieur de son domicile conjugal à la commune d’Afir. Le corps du défunt a été déposé à la morgue de l’hôpital de Dellys. Dans la wilaya de Bejaïa, ici en 2016, les secouristes de la Protection civile ont intervenu dans un appartement sis au lieu dit Tahrikt Mahmoud, Commune d’Ighram, daïra d’Akbou, pour l’évacuation vers la morgue de l’hôpital d’Akbou de trois personnes décédées par le monoxyde de carbone (CO) émanant d’un chauffe-bain de leur domicile. La tragédie a fait le tour de Bejaïa et tout le monde était consterné par cette triste nouvelle.

Des familles décimées en silence
Souvent, les fuites de gaz effacent l’existence sur terre de toute une famille. Des enfants font parties aussi des victimes. D’ailleurs, plus de 150 enfants sont morts à cause lors des fuites de gaz ou explosions des chauffages et chauffes bains depuis l’année 2010. C’était le cas en février 2016 dans la commune des Eucalyptus à l’Est d’Alger lorsqu’un horrible drame a survenu à la Cité M’barek à Cherrarba, où deux enfants âgés respectivement d’un mois et trois ans avaient péris suite à une explosion d’un appareil de chauffage. En août 2017, quatre membres d’une même famille, un père âgé de 42 ans, son épouse de 38 ans et leurs deux enfants âgés respectivement de 9 et 7ans, ont péris asphyxiés par le monoxyde de carbone dans leur appartement sis dans la commune d’Hussein Dey à Alger. Le 16 janvier 2016, un autre drame avait frappé la commune d’El Bayadh suite à la mort, par asphyxie, d’une famille entière composée de quatre membres. Les quatre victimes sont décédées intoxiquées par le monoxyde de Carbone. Toujours à El Bayadh, un jeune couple et leurs deux enfants ont échappé de justesse à une mort certaine après une fuite de gaz suivi d’une explosion de leur appareil chauffage, le drame est survenu en novembre 2016. Suite à une fuite de gaz provenant d’un chauffage, un incendie s’est déclaré en novembre 2016 dans le domicile d’une famille, à la commune de Bordj-Sabat (Guelma), occasionnant l’asphyxie d’un homme âgé de 33 ans, de son épouse et de ses deux enfants suite à l’inhalation de la fumée dégagée et la destruction totale de l’ameublement et effets de couchage s’y trouvant. Les victimes ont été évacuées sur l’hôpital d’Oued-Zenati, où elles ont reçu les soins nécessaires, ils ont eu la vie sauve. Le 28 décembre 2017, et suite à une fuite de gaz butane, un couple trentenaire résidant dans un appartement à Annaba a été gravement blessé lors d’une explosion d’un réchaud. Tout a commencé par une fuite de gaz dégagée par l’appareil de chauffage, avant qu’un incendie suivi d’une explosion se produit dans le couloir et la cuisine du domicile, à la cité Ben Salem Miloud, commune de Treat (Annaba), occasionnant des brûlures à des degrés divers au propriétaire âgé de 38 ans et à son épouse âgée de 34 ans, ainsi que l’effondrement du toit de la cuisine et des dégâts importants au matériel s’y trouvant.

Ils ont échappé de justesse à une mort certaine
Le 11 décembre 2016, c’est dans la wilaya de Sidi-Bel-Abbès qu’une famille entière a frôlé la mort de justesse suite à l’explosion d’un chauffage. Tout a commencé le soir, suite à une fuite de gaz, un incendie suivi d’une explosion, s’est produit dans la cuisine d’un logement de fonction occupé par un inspecteur de l’éducation dans une l’école primaire, a la commune de Amarnas, occasionnant des brûlures à des degrés divers à l’intéressé et à quatre membres de sa famille dont un bébé d’un an, ainsi que l’effondrement du toit de la cuisine et des dégâts importants au matériel s’y trouvant. Les victimes ont été évacuées sur le CHU de Sidi-Bel-Abbès, où elles ont été gardées en observation médicale. Le même jour, une autre explosion d’un appareil de chauffage avait été signalée dans un appartement sis à la rue Lotfi, commune d’Ain Youcef, à Tlemcen, où le propriétaire avait perdu son petit fils âgé de 14 ans tandis que trois autres membres de sa famille avaient échappé à une mort certaine. Le 26 novembre de la même année, deux appartements ont été détruits par deux explosions dus aux appareils défectueux de chauffage, la première explosion a secoué un quartier sis dans la commune de Boukhadra, dans la wilaya de Tébessa, et la seconde a été enregistrée à Chéraga, dans la wilaya d’Alger, ces deux explosions ont provoqué trois personnes blessées. Durant le même mois, une fuite gaz trainée d’un appareil de chauffage suivie par un incendie et d’une explosion survenus dans un domicile d’un citoyen âgé de 40 ans, à la commune de Boukhadra (Tébessa), occasionnant des brûlures au chef de famille, à son épouse âgée et à sa fille âgée de 15 ans.
Les victimes ont été évacuées sur l’hôpital de Tébessa puis transférées sur le CHU d’Annaba, où elles ont été gardées en observation médicale. Dans la wilaya d’Alger, ici, une mère et sa fille ont été asphyxiées suite à l’inhalation de gaz, avant qu’elles soient sauvées. Elles ont été asphyxiées suite à l’inhalation de gaz brûlés dégagés d’un chauffage à l’intérieur de leur domicile à la commune de Chéraga.
Enfin en 2017, rien qu’à Alger, les chauffes bains et les chauffages ont fait 105 victimes au monoxyde de Carbone dont 17 cars mortels, a indiqué la Protection civile. A l’Est du pays, on déplore une trentaine de morts dans les mêmes circonstances durant la même période.

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