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Intoxications alimentaires collectives

Plus de 2 800 cas enregistrés durant le premier semestre

24 juillet 2017 | 17:23
M. B.

Ce sont 2 863 cas d’intoxication alimentaire qui ont été enregistrés au niveau national au cours du 1er semestre de l’année 2017, ayant entraîné 2 décès dans les wilayas de Chlef et d’El-Oued. Ces intoxications ont été enregistrées durant le 1er semestre (1er janvier-9 juillet) dans 22 wilayas du pays.

Bouira vient à la tête de ces wilayas avec 882 cas d’intoxication alimentaire collective à l’occasion de la célébration du nouvel an amazigh (yennayer), suivie de la wilaya de Relizane avec près de 500 cas, de Jijel avec 335 cas, de Mascara avec 208 cas, d’El-Oued avec 200 cas enfin du reste des 22 wilayas, mais à un degré moindre, selon le ministère de la Santé.

Le ministère impute ces intoxications alimentaires essentiellement au non-respect des règles d’hygiène des mains, des ustensiles et du mode de préparation des repas alimentaires ainsi qu’à la température de conservation et de stockage des aliments dans les réfrigérateurs.

Le ministère met également en garde contre la prolifération de ces cas pendant la période d’été, connue pour l’organisation des fêtes, des cérémonies et des repas collectifs. Parmi les produits alimentaires qui sont à l’origine du plus grand nombre d’intoxications enregistré suite au non-respect des règles de conservation, de stockage et d’hygiène, Merzaka Belkadi, maître-assistant au service épidémiologie et de médecine préventive au CHU Mustapha, cite les glaces et certains types de viandes et de poissons ainsi que le lait et ses dérivés. A ce propos, la spécialiste appelle à la nécessité de respecter les 10 règles préconisées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de prévention de ces intoxications alimentaires qui peuvent causer de nombreux décès.

Parmi ces règles, la spécialiste met l’accent sur la nécessité de respecter la température et la chaîne de froid pour chaque type d’aliments, cuits ou frais, tout en les conservant conformément aux normes en vigueur, outre l’hygiène des cuisines, des ustensiles et de la tenue des travailleurs qui sont tenus de porter des gants, dans le cas où leurs mains présenteraient des plaies susceptibles de véhiculer des germes et bactéries, indépendamment de la lutte contre certains types d’insectes et de rongeurs porteurs de microbes.

A ce titre, Mme Belkadi a mis l’accent sur le respect des règles susmentionnées, particulièrement pendant la saison estivale, laquelle est caractérisée par l’affluence des citoyens sur les plages, qui sont également fréquentées par beaucoup de vendeurs ambulants de divers types d’aliments qui ne répondent à aucune norme d’hygiène, mais aussi à l’occasion des fêtes, des cérémonies et des repas collectifs.

Les symptômes liés aux intoxications alimentaires, qui constituent un véritable fardeau pour la santé publique, se manifestent par des troubles digestifs, des vomissements, des douleurs abdominales, des diarrhées aiguës ainsi que par des troubles neurologiques pouvant conduire à la paralysie, voire au décès, a rappelé la spécialiste. Les personnes présentant ces symptômes doivent impérativement s’adresser aux services des urgences au niveau des hôpitaux ou à la clinique la plus proche de leur lieu de résidence, et ce pour une prise en charge rapide, à titre préventif d’éventuelles complications.

Le chef de service de prévention au niveau de la direction de la santé d’Alger (DSP), Dr Boudjemâa Ait Ouares a, de son côté, rappelé le programme de prévention des intoxications alimentaires spécial saison estivale, qui a été tracé par la wilaya d’Alger en 2017 et qui porte sur les activités menées par les brigades mixtes chargées du contrôle des produits alimentaires au niveau des locaux, fast-foods, restaurants, notamment collectifs, ainsi qu’au niveau des campings d’été.

Le même interlocuteur rappelle, à ce titre, l’instruction de la DSP d’Alger, adressée en la matière, à l’ensemble des communes et wilayas déléguées de la capitale, ainsi que l’action de coordination menée par les brigades de contrôle relevant des ministères de la Santé et du Commerce, en vue de prévenir les risques liés à ces intoxications alimentaires. A titre d’exemple, le même responsable cite plus de 340 cas enregistrés à Alger pendant le 1er semestre de 2017, 316 cas en 2016 et 188 en 2015.

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