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Plaisirs de la table mais aussi foi, piété et spiritualité

10 septembre 2016 | 19:33
Kamel Cheriti

C’est demain la grande fête de l’Aïd-el-Adha. Dans la capitale, l’ambiance est joyeuse, pleine d’entrain et de dynamisme. Les marchés, bien achalandés, sont très fréquentés. On s’y approvisionne en denrées alimentaires nécessaires à l’accompagnement de la viande de mouton.

Contrairement à l’Aïd-el-Fitr, où les boulangers ferment leur boutique à la veille de la fête, en ces jours précédant l’Aïd-el-Adha, toutes sont ouvertes avec une riche variété de pains. Il en est de même pour les marchés dont les étalages croulent sous le poids des fruits et légumes.

On ne peut qu’être fier de la production agricole de notre pays et admirer la beauté ainsi que la qualité du raisin de saison, des poires majestueuses, des pêches, des nectarines, des gigantesques pastèques, des melons, des figues, avec l’apparition précoce des premières dattes et des grenades.

Concernant les légumes, cette saison est généreuse avec une offre abondante et très bon marché en pommes de terre, tomates et oignons. Cependant, c’est le mouton qui préoccupe le plus le citoyen. Si certains ne l’ont pas encore acheté, ils le feront aujourd’hui. Pas question de passer l’Aïd sans lui. Cette année, le marché du mouton a été réglementé au bénéfice des éleveurs et des acheteurs.

Le prix s’en ressent, donc, vu l’absence du diktat des intermédiaires. On se prépare pour le sacrifice rituel.
Cela fait le bonheur des travailleurs occasionnels qui ont installé leur attirail pour aiguiser les couteaux et les outils nécessaires à l’opération du sacrifice.

Il n’est pas question de faire souffrir l’animal. Ces aiguiseurs choisissent une place bien en vue dans les quartiers populaires, à Bab El-Oued, à la rue Tanger, aux Eucalyptus…

Leur tarif est étudié selon les dimensions de l’objet présenté. Les chaînes se forment déjà mais il faut attendre car il faut prendre tout son temps pour aiguiser finement, avec soin et durablement. Consciencieux, l’aiguiseur se sent investi d’une mission importante qu’il essaie de remplir scrupuleusement.

Les bouchers, dont l’activité est sérieusement ralentie durant cette fête, se consacreront, quant à eux, à la découpe du mouton le lendemain. Ils sont d’ailleurs très sollicités par les citoyens. Il en est de même pour ceux qui s’occupent du sacrifice et qui ne vont pas chômer durant toute la matinée de l’Aïd.

Si certains accomplissent eux-mêmes ce devoir, la Protection civile a appelé les citoyens à prendre de grandes précautions. En tout cas, c’est la fête, et tous se réjouissent de ces moments qui tranchent avec la routine et la morosité du quotidien. C’est le plaisir des retrouvailles pour les familles, l’heure du pardon pour ses membres en désaccord.

C’est aussi le souvenir des disparus, chers, avec la visite aux cimetières le deuxième jour, mais également un grand moment de sublime spiritualité avec les prières dans les mosquées et le rituel du hadj.

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