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Conférence sur le théâtre à la Fondation Ahmed et Rabah Asselah

Plaidoyer pour raffermir l’attrait du théâtre

2 mars 2018 | 22:40
Algérie théâtre Kamel Cheriti

Dans le programme d’activité de la Fondation Ahmed et Rabah Aselah, présidée par le Pr Asselah, une remarquable conférence débat vient d’avoir lieu portant sur les voies et moyens à entreprendre pour revivifier et raffermir l’attrait du théâtre auprès du public. La conférence a été animée par Khaled Belhadj, acteur et adaptateur au théâtre de nombreuses pièces d’auteurs universels.

Le théâtre en Algérie a connu son âge d’or au début du XXe siècle, avec un envol dans les années quarante et cinquante. Au début de l’indépendance, grâce à de brillants dramaturges, cet âge d’or s’est poursuivi pour, progressivement, s’amenuiser et se réduire comme une peau de chagrin. Parmi les grands hommes de théâtre ayant illustré cette période faste, on citera Rachid Ksentini, Abdelkader Alloula, Mahieddine Bachtarzi, Abderrahmane Kaki ou encore Kateb Yacine, Azzedine Medjoubi, Slimane Benaïssa. Les grands acteurs ont été Mohamed Touri, Mustapha Kateb, Hassen El Hassani, Keltoum, Nouria, Rouiched. Evidemment, si le théâtre algérien a perdu de son lustre aujourd’hui, cela s’explique par la disparition de ces artistes de légende.
Si de tels immenses talents revenaient, il est clair que notre théâtre retrouvera vite un nouveau souffle avec sa renommée d’antan, cela malgré la rude concurrence du cinéma et des fulgurants progrès techniques de l’audiovisuel. C’est que le théâtre, quand il est interprété dans les règles de l’art, devance toutes les autres formes artistiques, parce qu’il est vivant, présent, captivant, facinant. A forte portée émotionnelle, le quatrième art éveille l’imagination chez le spectateur, l’invitant à la réflexion et à la méditation. Ce que le thèâtre possède de magique, c’est qu’il est profondément humain, se situant à la mesure et à la hauteur de l’homme.
Aucune nouvelle technologie, froide et sans âme, ne pourra avoir d’impact sur lui. Aussi, le théâtre restera-t-il éternel, quelles que soient les avancées technologiques. C’est cet argument qui a prévalu dans ce pladoyer pour redonner vie au théâtre national. Nos acteurs, nos metteurs en scène, nos auteurs, nos pouvoirs publics chargés de la culture, nos responsables des structures théâtrales, nos instituts de formation doivent s’impliquer davantage dans l’esprit du renouveau de notre théâtre et c’est à eux que revient la responsabilité d’œuvrer pour attirer et garder le public.
La Fondation Ahmed et Rabah Asselah programme régulièrement ses activités. La prochaine conférence sera donnée par Mgr Henri Tessier, archevêque d’Alger, avec pour thème « Saint Augustin, l’indigène universel ». Pour le moment, la Fondation s’attache à la la commémoration de la diaparition de Ahmed et Rabah Asselah, prévue ce 5 mars à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts d’Alger.

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