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Pétrole : Vers un deal irano-saoudien ?

25 septembre 2016 | 13:24
H. Rabah

Est-il possible qu’il y ait un deal entre l’Arabie saoudite et l’Iran sur le pétrole ? C’est la question que se posent de nombreux observateurs, au vu de la tournure prise par le marché pétrolier et des perspectives qui attendent les économies les plus puissantes du monde. 

Le constat fait par des cabinets conseils suggère une tendance lourde, à savoir la persistance des tensions géopolitiques et une guerre "confessionnelle" dans la région du Moyen-Orient, et donc « l’impossibilité d’une entente, même provisoire, entre les deux parties. Mais voilà qu’une hypothèse est en train d’enflammer un peu les chroniques, celle d’un rapprochement inattendu et inespéré à l’occasion du sommet informel de l’OPEP à Alger.

Déjà, des investisseurs sont à l’écoute de cette éventuelle entente, puisque la plupart des courtiers pensent qu’un accord partiel ou transitoire entre l’Arabie Saoudite et l’Iran va doper les cours du brut. Ils craignent que cet accord menace la reprise timide des économies occidentales, ces dernières ayant bien bénéficié des prix trop bas du pétrole pour accélérer leur croissance.
Des sources évoquent que les pourparlers actuels ont permis la réalisation d’une convergence entre les deux pays sur la question de la stabilité des prix. Aussi bien Saoudiens qu’Iraniens ont fini par comprendre qu’une baisse des cours n’est dans l’intérêt de personne. Les Iraniens ont même pu faire de petites concessions sur leur principale revendication, celle de regagner leur niveau de production d’avant l’embargo occidental et les sanctions internationales. Une convergence d’autant plus possible que la Russie, non affiliée au cartel de l’OPEP et le plus grand producteur actuel dans le monde, a fait savoir qu’elle pourrait faire baisser son quota de 5%.

Ces trois facteurs, ajoutés à d’autres, risquent de peser lourd dans la concrétisation d’un accord historique, soit sur le gel de la production sur une durée de quelques mois, soit sur une baisse graduelle de la production afin d’éponger les stocks et le surplus qui inondent le marché mondial. Or, un tel accord va fouetter les bourses et les marchés et pourrait déclencher une hausse de plus de dix dollars le baril, selon les spécialistes. S’il est signé, cet accord va faire le bonheur des pays mono-exportateurs et qui subissent des déficits importants dans leurs budgets. 

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