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Pétrole : Nouveau rebond des cours

15 mars 2017 | 20:14
H. Rabah

Les cours du pétrole ont ouvert mardi en nette hausse à New York, après une plongée de quelques jours. Une baisse qui avait créé une petite psychose sur le marché, en raison des incertitudes sur les réserves américaines, du rebond de la production de quelques pays producteurs et du réveil brutal des sociétés de schiste US.

Pour la seule journée d’avant-hier, les cours ont atteint le niveau de 50 dollars le baril, soit le seuil psychologique, le plus bas depuis novembre dernier, bien avant l’accord sur la réduction signé par l’OPEP.

Mais c’est cette dernière qui serait à l’origine de la récente plongée des cours en raison des informations publiées par le cartel sur le volume inquiétant des stocks mondiaux de brut. Le rapport de l’OPEP s’affole de l’augmentation de ces stocks des pays industrialisés qui auraient atteint 278 millions de barils, bien loin de la moyenne requise sur cinq ans.

Une situation qui a poussé certains analystes à s’interroger sur l’avenir de l’accord de Vienne sur la réduction. Un accord devenu déjà caduc pour certains, d’autant qu’on signale une nouvelle hausse de la production saoudienne.

L’OPEP reconnaît même qu’elle s’attend à des complications sur le marché et que les efforts pour « éponger » la surabondance et réajuster une fourchette des prix acceptable seraient vains.

Or, l’ouverture des séances d’hier ont redonné le sourire aux producteurs. Le baril WTI a pris 77 cents au Nymex pour atteindre 48,49 dollars le baril, alors que le Brent aura connu lui aussi une légère remontée dans les échanges européens en frôlant les 51,60 dollars le baril. 

Pourquoi ce soudain rebond ? Il s’agirait de la publication d’un rapport de l’Americain Petroleum Institute (API) qui a montré que les stocks américains de pétrole avaient baissé de manière inattendue la semaine dernière. Des données qui ont déclenché une réaction chez les investisseurs, se montrant plus optimistes que jamais.

Pour la fin de l’après-midi d’hier, il faudra s’attendre à d’autres réactions sur le marché, puisque les observateurs vont décortiquer les indices que le Département de l’Energie va diffuser. Selon des échos, ces chiffres officiels vont confirmer une légère baisse des stocks, qui sont déjà à des niveaux record, ce qui faisait dégringoler les cours en quelques jours.

Cependant, cet optimisme est relativisé quelque peu par l’agence spécialisée Bloomberg qui anticipe sur un recul des réserves d’essence et des produits distillés.

Selon des experts, il existe toujours des menaces réelles sur le marché et le brut pourrait bien, avec l’approche de l’été, connaître un autre recul sous la barre des 50 dollars le baril. Le scénario est devenu des plus probables, d’autant que des facteurs favorables à un déclin des prix du brut existent déjà.

Pour beaucoup, le marché s’est considérablement fragilisé dans sa quête d’un équilibrage entre l’offre et la demande, en raison d’une faible croissance dans la majorité des pays industrialisés, surtout chez le bloc des puissances émergentes. Le souci actuel de l’OPEP est de maintenir un plancher des prix, sachant que ce rééquilibrage du marché va prendre du temps, beaucoup plus de temps que prévu.

C’est également ce que recommande l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui pense qu’il faudra être patient avant d’arriver à un marché équilibré et à des fourchettes de prix moins déprimées. Selon cette agence, le marché mondial est inondé de brut depuis juillet 2014 et il faudra du temps pour absorber cette surabondance et fouetter les prix. 

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