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Pas de nouveaux médecins spécialistes en 2018

24 mars 2018 | 21:05
médecins Zineb.M

Les médecins résidents de toutes les spécialités se sont donné le mot pour faire pression sur la tutelle, en boycottant les examens du diplôme d’études médicales spécialisées (DEMS).

Après ceux d’ophtalmologie et d’ORL, hier c’était au tour des résidents en spécialisation de chirurgie orthopédique et traumatologique de refuser de rejoindre les bancs de l’université pour subir la deuxième session des examens du DEMS, prévue le 25 mars à la faculté de médecine à Ben Aknoun (Alger). Dans un communiqué signé « résidents demsistes d’orthopédie –traumathologies, diffusé à la suite de ce boycott, le Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) a exprimé la détermination absolue des résidents d’aller jusqu’au bout de leurs revendications, quitte à faire une année blanche.

« Nous, résidents à l’examen final de spécialité, nous réaffirmons, une fois de plus, notre engagement indéfectible au sein du mouvement national des résidents à faire aboutir nos revendications dans le seul souci de promouvoir un système de santé plus efficient et plus égalitaire sur tout le territoire national et dans le stricte respect de la dignité et des droits du praticien de santé », affirment les protestataires pour convaincre l’opinion publique de la bonne cause de leur combat. « Notre idéal porté par tous nos sacrifices, réitéré depuis le début de notre cursus médical et marqué du sceau de notre constance à dire et de notre détermination à faire, essaimera dans toutes les consciences encore vivantes et nourrira pour les générations le tison de l’insoumission à l’autoritarisme, à la médiocrité, à la démagogie aux campagnes de diabolisation qui ont voulu faire de nous, soignants, le bouc émissaire de toutes les défaillances systémiques et de toutes les incompétences de gestion », écrivent les médecins en spécialisation.

Dans ce même communiqué, ils affirment que la grève est une forme d’expression pour dénoncer « avec force » les conditions de formations nivelées vers le bas, le traitement « inique » imposé aux seuls médecins vis-à-vis de l’exemption du service militaire, le refus injustifié d’inscrire des articles de protection juridique et de droit syndical dans le statut du médecin, les modalités du service civil dont l’échec patent est reconnu par tous. Les résidents persistent dans leur position en se dressant contre toutes « les formes de violence » qui leur sont faites. « Nous nous inscrivons avec courage et fermeté dans la défense résolue du système public de santé dont les fondements sont constamment assaillis », ajoute le collectif, en dénonçant une fois de plus les mesures répressives exercées à leur encontre. Ils évoquent les dispositifs sécuritaires autour de la faculté de médecine qui, disent-ils, est encerclée par une division entière de policiers armés. Les signataires du communiqué témoignent que des centaines d’entre eux ont été malmenées, violentés et conduits vers des destinations inconnues sans qu’aucun procès-verbal d’interpellation ou de détention soit établi. « Conscients de notre responsabilité historique à nous porter au-devant de la scène pour lutter pour la satisfaction de nos revendications légitimes à la formulation pragmatique raisonnable, et devant le refus insultant des autorités à engager la moindre discussion avec les représentants, nous décidons de boycotter l’examen du DEMS et demeurons résolument mobilisés quelles qu’en soient les conséquences afin de mener jusqu’au bout notre engagement pour la santé de nos patients », ont-ils conclu.

Les médecins résidents, qui entament leur 5e mois de grève illimitée, boycottent les examens du DEMS depuis le mois de

décembre. Ils revendiquent principalement l’abrogation du caractère obligatoire du service civil et l’amélioration de leur formation et de leurs conditions professionnelles. Mais le ministère de la Santé leur a clairement signifié que l’annulation du service civil relève de l’impossible sous prétexte que cela risque de provoquer un désert médical dans les zones reculées. Mais à l’allure où vont les choses, le ministère de la Santé risque de se retrouver sans nouveaux médecins spécialistes à envoyer dans le Sud et les Hauts Plateaux dans le cadre du service civil, pour la simple raison qu’il n’y aura pas de sortie de promotion pour 2018- 2019 en raison de ce boycott du DEMS.

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