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Pas d’indemnisation des pieds-noirs

21 juin 2016 | 18:31
D. Z.


Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a affirmé, hier, qu’il était impossible d’indemniser les pieds noirs qui possédaient des biens immobiliers durant l’occupation française.


Dans une déclaration à la presse à l’issue de la signature d’un accord de coopération entre son secteur et le Haut-commissariat à l’Amazighité (HCA), M. Zitouni a souligné qu’il était impossible de satisfaire à la demande des pieds noirs portant leur indemnisation financière pour les biens immobiliers qu’ils possédaient durant l’occupation française de l’Algérie


. « C’est la France qui a occupé l’Algérie et pillé ses richesses et même les biens de ses citoyens », a rappelé le ministre soulignant qu’ « il revient à l’Algérie de revendiquer la restitution de ses biens spoliés, notamment les archives nationales « . Il a, par ailleurs, estimé que « toutes les lois et charte internationales confortent la position de l’Algérie sur ce point « .


Dans une déclaration remise au Jeune indépendant (voire édition de dimanche 20 juin 2016), les « anciens condamnés à mort » estiment que cette « sortie » est une provocation sciemment orchestrée contre le peuple algérien. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, à l’Assemblée nationale française « conseillait » à Alger de restituer les biens immobiliers des pieds-noirs qui ont quitté l’Algérie en 1962. 


« Comprenez une bonne fois pour toutes que votre France a occupé notre pays par la force et que nous l’avons chassée par la force. Aujourd’hui vous osez revendiquer de notre gouvernement l’indemnisation de vos biens, que vous avez pourtant vendus à des Algériens au moment du départ massif et précipité en 1962, obéissant au mot d’ordre de l’OAS « la valise ou le cercueil », indique l’Association nationale des anciens condamnés à mort 1954-1962.


L’organisation présidée par Mostefa Boudina s’adresse aussi bien aux pieds noirs qui prétendent avoir laissé des biens derrière eux en Algérie qu’aux harkis, ces traîtres qui avaient choisi le camp des criminels de l’armée française contre leurs propres frères. Après 54 ans d’indépendance de l’Algérie, arrachée au prix d’un million et demi de martyrs, les harkis ont eu droit, récemment, à un hommage présidentiel aux relents provocateurs contre l’Algérie.


Les anciens condamnés à mort n’omettent pas aussi de tirer à boulets rouges sur le « Parti de la France », ou les « relais » en Algérie de ces nostalgiques, qualifiant ces derniers de « gens de la promotion Lacoste », restés en Algérie sous un statut de « faux moudjahidine » et occupant, de surcroît, des responsabilités dans les institutions de la République algérienne.


Ces derniers, selon l’association, ont aidé les pieds-noirs pour ester en justice des Algériens qui occupent les biens vacants cédés par l’Etat par la force de la loi. « Notre association dénonce certains jugements d’expulsion de nos nationaux de leur logement acquis légalement, prononcés en faveur de certains pieds-noirs, et cela en dépit de l’existence de lois algériennes régissant ces questions ».
 

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