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« Pain, liberté et Etat civil », le slogan de la coalition « En marche » en Irak

16 mai 2018 | 23:36
Aziri Mohamed Nazim Aziri


Si il y a bien une chose à retenir des législatives qui se sont déroulées cette semaine en Irak, ce ne sont pas seulement les résultats inattendus, qui ont donné l’avantage à l’imam chiite Moqtada al-Sadr, mais plutôt la nature de l’alliance qui lui a permis de remporter la victoire sur le Premier ministre Haïdar al-Abadi, assuré prématurément du succès inachevé de sa formation « El nasr ».
Les urnes ont décidé autrement, la coalition Sa’iroun (« en marche ») que le dignitaire chiite a mis sur pied, dans une alliance inédite avec le Parti communiste irakien, est arrivée en tête du scrutin. C’est un fait extraordinaire de voir se rassembler sous la même bannière politique un parti communiste et des militants sadristes d’obédience islamiste. Sur le plan idéologique, les deux organisations sont diamétralement opposées. Sauf que dans le monde de la politique rien n’est impossible, l’objectif et l’intérêt commun créent le besoin d’alliance.


Quel est alors l’élément rassembleur dans le cas irakien et quelle leçon peut-on en tirer ? Selon Falah Hajem, professeur de droit constitutionnel à l’université de Qadissiya, la création de la coalition Sa’iroun ( en marche ) entre le courant sadriste et le parti communiste n’est pas une idée en soi, mais plutôt le fruit d’une démarche opérationnelle maturée pendant trois ans par des manifestations et des protestations pacifiques communes contre la corruption et la mauvaises gouvernance à Bagdad, Nadjaf et Nasiriya notamment. Le professeur Falah, universitaire et candidat au sein de ce mouvement, considère également que la coalition « En marche » est un phénomène qui n’est pas restreint à l’Irak ; il tend selon lui à se généraliser dans le monde arabe pour apporter les solutions idoines permettant de dépasser les différends politiques, idéologiques, communautaires et confessionnels, pour converger vers un idéal politique commun, celui de la consécration d’un Etat civil. Pour cet ancien journaliste, qui s’adressait à la chaîne de télévision RT, la coalition « En marche » constitue un phénomène qui ébranle le système politique irakien.
D’abord en se fixant comme objectif de rassembler tous les Irakiens autour de l’Etat civil, ensuite en adoptant comme valeur principale l’acceptation de l’autre, même s’il est différent sur le plan religieux, ethnique, culturel ou idéologique.
En somme la coalition En marche a pour essence la notion du « vivre ensemble en paix ». Cette notion est devenue, grâce à l’Algérie, une journée mondiale célébrée par l’ONU.


Mais n’est-ce pas la solution pour des pays comme l’Irak et le Liban, et tous ceux qui souffrent des affres de la division et du confessionnalisme qui constituent des lignes de fractures, mais aussi la base du fonctionnement des institutions politiques, avec leurs lots de ségrégation, de clientélisme et de mise à l’écart pour des raisons purement réactionnaires ? Une chose est certaine, le message adressé par les électeurs irakiens à ceux qui font commerce avec la religion ou la politique, en bénéficiant d’un soutien international, est très clair.
L’Irak, qui a tout essayé depuis 2005, veut se défaire des idéaux qui divisent.
Encore faut-il que ceux qui font de la division leur manière de penser le monde laissent ce pays tranquille.

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