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Ouyahia face à la presse :« Je ne serai pas candidat contre Bouteflika en 2019 »

20 janvier 2018 | 21:11
Algérie PresseOuyahia Hocine Adryen



Nullement décontenancé par les attaques ou affaibli politiquement comme semblent le suggérer certains, Ahmed Ouyahia est paru au contraire plus offensif que jamais.
Soupçonné de rouler pour lui-même et de se préparer secrètement pour l’échéance présidentielle de 2019, Ahmed Ouyahia a tenté vainement d’éteindre le feu qui couvait depuis quelques jours en indiquant, lors de la conférence de presse ayant sanctionné les travaux du conseil national du RND, qu’il « ne se présentera jamais contre le président Bouteflika, si celui-ci décide de briguer un cinquième mandat ». 


Le SG du RND ajouté que « si le Président veut aller à un 5e mandat, il est définitivement établi que je serai à ses côtés, car je suis convaincu qu’il a fait un bon travail pour le pays. Par considération personnelle, je suis un homme qui a une certaine valeur et d’avoir eu le privilège d’être aux côtés du président Bouteflika dans la sphère politique, d’avoir fait partie de ses équipes plusieurs fois et d’avoir été le plus proche de ses collaborateurs dans l’Exécutif pour la troisième fois », a-t-il soutenu.
Cette conférence de presse du chef du RND était attendue de pied ferme par la presse nationale, notamment sur l’épineuse question de la charte de partenariat privé-public signée lors de la dernière tripartite (PPP) ainsi que ses derniers développements intervenus à la suite de l’instruction présidentielle qui conditionne toute signature d’un partenariat ou de privatisation partielle des entreprises publiques à la seule validation du chef de l’Etat. De prime abord, Ouyahia a commencé par remettre les pendules à l‘heure : « La Charte de partenariat sociétaire privé-public, signée récemment par le gouvernement, le patronat et l’UGTA, constituait un document référentiel qui requérait une loi », explique-t-il, ajoutant que « l’Etat est régi par des lois ».
Sur ce point précis, Ouyahia, et tout en relevant que la charte de partenariat a été posée avant 2016, a souligné qu’« elle passe par des conditions strictes » soutenant que le président de la République « décidera de toute ouverture du capital d’une entreprise ».
Pour appuyer ses dires, le SG du RND a souligné que « certains, sur la scène politique, ont créé un conflit sans aucun contenu politique » en allusion à Djamel Ould Abbès qui en a d’ailleurs pris pour son grade : « Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a donné instruction de subordonner tout partenariat à son accord », a expliqué Ouyahia, précisant que le « Président a tranché, ainsi, sur cette question », voulant dire par là qu’il l’a au contraire réconforté. Selon Ouyahia, les grandes entreprises comme Sonatrach, Sider El Hadjar ou Sonelgaz « ne seront pas concernées. Pour autant, il a défendu le PPP, arguant que « l’Etat ne peut pas continuer à gérer les usines, il doit maintenir ses efforts vers les services régaliens comme la santé et l’éducation des citoyens ».
Et pour dire que la privatisation est une option lourde, il ajoute que la gestion socialiste des entreprise (GSE) « n’est pas une constante de l’Algérie ». Ahmed Ouyahia s’est ensuite épanché sur le contenu de la charte partenariat public-privé, expliquant trois points qu’il juge essentiels. Il a notamment rappelé que la première loi relative à la privatisation est intervenue en 1995. Il a également assuré que la privatisation en Algérie « n’attire pas beaucoup d’investisseurs » vu les conditions imposées par la loi. Ouyahia a estimé que le partenariat public-privé « va donc se poursuivre » : « Laissez les choses marcher, c’est dans l’intérêt de l’économie du pays. Certaines entreprises (publiques) sont fermées », a-t-il insisté.
S’agissant des privatisations, le SG du RND a fait valoir l’autorité du président Bouteflika qui « serait favorable à ces privatisations à la condition expresse qu’elles soient rigoureusement encadrées ». Pour appuyer ces dires, il a tenu à rappeler que « l’ère du socialisme est terminée. Il n’y a plus de charte nationale et plus de socialisme, c’est une réalité historique. « Vous dites non par principe. Mais quelle est l’alternative ? », s’est-il interrogé.


Ahmed Ouyahia s’est défendu de l’existence d’une lutte féroce au sein du pouvoir. Selon lui, il n’existe pas une lutte de clans au sein du pouvoir, assurant qu’au sein de l’appareil de l’Exécutif « il n’y en a pas et il ne peut y en avoir, car cet appareil a un chef. Vous m’avez posé une question sur la présence de clans au sein du pouvoir, je vous répondrai en tant que système », a précisé Ouyahia. Commentant la question d’un journaliste selon laquelle il aurait été rappelé à l’ordre par le président de la République, Ouyahia a fait observer que « le Président n’a pas besoin de me rappeler l’ordre. Il m’a nommé et peut me démettre. C’est cela le fonctionnement d’une République et d’un régime semi-présidentiel.
Ouyahia a confirmé avoir présenté des excuses officielles aux Saoudiens à la suite du déploiement d’un tifo lors d’un match de football à Ain M’lila : « J’ai présenté les excuses officielles de l’Algérie par respect et aussi par correction », dit-il. Il n’a pas manqué d’égratigner au passage le Maroc, qui inonde la marché algérien de drogues à partir des frontières : « Le monde n’a pas besoin que le SG du RND lui dise où se trouve le haschisch en Afrique du Nord ; il ne nous vient pas d’Afghanistan, qui est trop loin de nous ! Si ça ne tenait qu’à moi, j’instaurerais la peine de mort pour les trafiquants de drogue, pas ceux qui la vendent au gramme mais ceux qui la font entrer par quintaux », a-t-il affirmé. Réagissant aux attaques de Chakib Khelil, l’ancien ministre de l’Energie contre sa gouvernance à la tête du gouvernement, Ouyahia a affirmé, une première fois que « le citoyen Chakib Khelil était responsable de ses propos » avant de le tancer vertement ensuite : « Chakib Khelil n’est pas reconnaissant car je l’avais défendu comme personne ne l’avait fait », a-t-il déploré. Ouyahia a annoncé la révision de la liste des opérateurs autorisés à créer des usines de montage de véhicules en Algérie. Il a précisé que le ministère de l’Industrie était en train de travailler sur le dossier.

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