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Ouyahia Dans un meeting à Oran : « la crise va durer »

22 avril 2017 | 20:20
Hocine Adryen

Le gaz de schiste fait son apparition dans le débat politique. Alors qu’il est devenu un thème tabou, le RND et le FLN se déclarent favorable à l’extraction du gaz de schiste. La grande controverse née en 2015 a ajourné cette question, mais le gouvernement n’attend que le moment idéal pour se lancer dans cette opération. 

L’Algérie, qui veut augmenter sa part de marché de gaz en Europe, possède un potentiel immense selon l’Agence américaine de l’énergie qui a publié une étude dans laquelle l’Algérie est classée troisième au monde pour ce qui est des réserves de gaz de schiste, qu’elle avait estimées à près de 20 000 milliards de m3.

Cette question est revenue au goût du jour de cette élection et c’est le SG du RND, Ahmed Ouyahia, qui se montre le plus favorable à l’exploitation du gaz de schiste. « Il faut continuer l’exploitation de toutes les ressources pétrolières du pays, ainsi que le phosphate et les autres ressources », a-t-il indiqué vendredi dernier à Oran, soulignant que l’Algérie « doit jouer toutes ses cartes ».

Le patron du RND, qui fut plusieurs fois chef du gouvernement, ne se prive pas de se montrer critique à l‘égard de la gestion de son successeur Abdelmalek Sellal. Si ce dernier assure que la crise est passagère Ouyahia, lui, se montre plutôt sceptique.

Toujours à Oran, il a souligné que la crise « va durer encore plusieurs années. Les Algériens doivent se mobiliser pour s’en sortir, mettant une fois de plus à mal la cohésion de et l’unité de l’équipe gouvernementale à laquelle son parti participe dans deux ministères.

Pour atténuer les effets de la crise sur le citoyen, Ouyahia a appelé « à un dialogue national » sur l’économie et les réformes et à une « décentralisation dans la gestion du pays », mettant encore mal à l’aise la gestion et l’action du gouvernement Sellal.

L’ANP donne des gages de transparence

Le chef du MSP Abderrezek Makri, qui a anticipé lors d’un meeting une intifada des citoyens au lendemain du scrutin si les résultats ne sont pas à la hauteur de son exigence, a trouvé en la personne d’Amara Benyounes l’avocat du diable.

Soutenant que les élections constituent l’une des manifestations de la démocratie, Benyounes estime que « le dernier mot revient au peuple dont il faut accepter le verdict », a-t-il martelé. Mais le chef du MSP persiste signe.

A Tébessa, il a demandé encore une fois au RND et au FLN de ne pas frauder lors des législatives. « Vous avez dit que vous aviez recouru à la fraude pour l’intérêt du pays. Ne le faites pas cette fois-ci si vous voulez éviter une explosion populaire.

Vous avez échoué pendant 16 ans et vous avez gaspillé 800 milliards de dollars pour qu’on retombe dans la cherté de la vie. Les députés du RND et du FLN ont voté pour des lois pour affamer le peuple »,a-t-il dit. Selon lui, le RND et le FLN « doivent partir parce qu’ils ont mené l’Algérie à la crise économique ».

Louisa Hanoune, SG du PT, n’en a cure des « qu’en dira-t-on » ou des remontrances de Benyounes et autres Ghoul et Sahli. A Guelma, elle s’en prend à l’oligarchie qu’elle accuse de tous les maux, y compris d’avoir pénétré les rouages de l’Etat. « Les nouveaux riches s’apprêtent à dominer l’État faible. Ils vont nous mener vers une guerre de pourrissement.

Les élections sont tordues et polluées par l’argent sale », dit-elle, tout en appelant à résister au FLN et au RND . En outre, elle a accusé les Américains de vouloir « changer les habitudes de l’agriculture algérienne » et de « sauter sur les propriétés nationalisées » sous couvert de l’investissement étranger.

Les projets des fermes pilotes, lancés récemment dans le sud du pays en partenariat avec le propriétaire de l’entreprise Tifralait ont fait réagir des spécialistes, qui ont mis en évidence le danger que représente ce genre d’expérience sur les nappes phréatique du Sahara à travers les produits chimiques utilisés pour augmenter la production. 

Une fois n’est pas coutume, l’ANP a donné des gages de transparence a l’ensemble de la classe politique en décidant de voter en dehors des enceintes militaires : « Les soldats de l’Armée nationale populaire ne voteront pas dans leurs casernes mais dans leur lieu de résidence civile », tel est l’engagement du général de corps d’armée Ahmed Gaid Salah à Ouargla, où il a effectué une visite d’inspection : « Le devoir de citoyenneté exige des personnels de l’ANP d’accomplir leur devoir électoral hors des casernes conformément aux lois de la République et suivant les mesures prises en coordination avec le ministère de l’Intérieur, ce qui permettra à l’ensemble de nos personnels militaires de voter en toute liberté et transparence et de participer au côté de leurs concitoyens à l’accomplissement de cet important devoir national », dit-il.

Dans le même ordre d’idées, le vice-ministre de la Défense nationale assure que « toutes les mesures sécuritaires ont été prises pour assurer le bon déroulement des législative », ajoutant que l’armée « veille à adopter une approche de terrain avec précaution et anticipation, afin d’assurer la sécurité et la stabilité à travers l’ensemble du territoire national et tout au long de nos frontières nationales ».

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