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Après une hibernation dans un tiroir

« Orages » s’installe au SILA

3 novembre 2018 | 02:16
SILA K.M

Hedia Bensahli a choisi ce vendredi 2 novembre pour s’adonner, au SILA, à l’exercice de la vente-dédicace de son roman « orages » paru depuis peu aux éditions Frantz Fanon.
Une œuvre qui révèle selon l’auteure « le monde des femmes dans toute sa nudité ».
En dépit des orages qui balaient Alger depuis les dernières 48 heures, le Salon du livre n’a pas désempli et le public n’a pas hésité à découvrir les « orages » déposés avec soin au stand de la Maison d’édition dans le pavillon central.
« Ce roman n’est pas autobiographique parce que ma vie ne présente aucun intérêt », lance-t-elle à ceux qui vont vite en besogne pensant à une œuvre qui retrace un parcours personnel, un exercice cher à beaucoup parmi ceux qui se lancent dans l’écriture.

« Par contre, j’ai procédé à plusieurs enquêtes (hommes et surtout femmes) dans cette Algérie profonde pour rester le plus possible réaliste », souligne-t-elle, histoire de démontrer que son travail est le fruit d’une enquête, d’une longue écoute qui a brassé plusieurs personnages aussi différents que complexes afin de faconneer le personnage central de son roman appelé à faire face aux orages de la vie et aux pensanteurs de la société.

Le roman se voulait au départ un recueil de nouvelles avec pour titre « Tribulations », mais il en a été autrement. « Il retrace en tout cas sept moments de la vie d’une femme, de 1963 aux années 2000. Autrement dit pour le personnage : de trois ans à la cinquantaine », précise-t-elle.
Dans cette vie presque entière, il a fallu que le personnage passe par des écueils, mais aussi par des choix parfois douteux, douloureux, qui donnent au texte un ton violent, cru (parfois inconvenant pour certains) et même burlesque…
Le personnage principal (faux héros), dont on ignore d’ailleurs le prénom, emporte le lecteur sans concession ni ménagement dans un univers strictement féminin.
Alors qu’enfant "elle" semble maitriser son être bourgeonnant, elle comprend au fil des années, que le « Moi intime » et surtout sa réalisation ne lui appartiennent décidément pas.
Circonscrire sa place au milieu de l’absurdité qui l’entoure est peut-être le sens de sa quête. Mais elle reste assaillie d’un doute mortifère. Quelle femme veut-elle être ? Comment outrepasser la norme prescrite par les faux dévots d’Allah, gravée dans la chair et les us, qui empiètent sur son « Moi » ?
Les écueils, trouvant leurs origines autant dans l’Histoire qu’au sein de la société de plus en plus sclérosée et la famille, laissent des traces indélébiles, filandreuses, retardant cette « naissance » de la Femme (maghrébine, mais pas seulement) qui constitue la moitié de l’humanité.
Le lecteur se voit contraint de partager les tourments du personnage et contraint, par un jeu subtile dans le style, de déchiffrer les réponses recherchées par le « Moi »

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