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Opposition : Vers un sommet en octobre prochain ?

26 septembre 2016 | 11:22
H. Rabah

Les membres de l’Instance de concertation et de suivi (ICS) se sont mis d’accord pour se rencontrer dès le mois prochain. Bien qu’aucune date n’ait été officialisée pour cette rencontre, il semble, aux dires de certains membres, que la première semaine d’octobre est tout indiquée pour ce sommet qui promet.

Selon des sources de l’opposition, aucun ordre du jour n’a été établi ni négocié, ainsi qu’aucune proposition de la part d’un membre ou de plusieurs n’a été avancée ou mise sur la table.
Selon des informations, ce sommet sera juste une occasion d’engager un débat sur la conjoncture nationale, marquée notamment par l’ampleur de la crise économique, mais surtout par les conséquences de l’adoption des nouvelles lois qui touchent directement à l’exercice politique et électoral.

Il est également question d’examiner des rapports rédigés par des commissions spécialisées, ainsi que des propositions de mémorandums.
Pour les observateurs, il est clair que l’ICS traverse une zone de turbulence assez marquée, d’autant que les divisions et les divergences entre ses membres demeurent toujours en pointe et prennent de l’ampleur, notamment au sujet de l’alternative face au pouvoir. L’opposition, dans ses deux versions, la Coordination nationale des libertés (CNLTD) et le pôle des Forces du changement, n’arrive pas à élaborer une stratégie politique susceptible d’imposer son projet de changement démocratique pacifique et en douceur. C’est cette alternative qui fait défaut à cette opposition, bien qu’elle ait signé une plate-forme dite de Mazafran, mais qui semble avoir été boudée par certains ou mésestimée par d’autres. Pour les observateurs, l’opposition a signé son échec durant ces derniers mois, à l’image du second sommet tenu en mars dernier, qui fut boudé par d’importantes personnalités politiques de poids.
De plus, l’ICS n’a pu convaincre d’autres forces politiques et d’autres partis à la rejoindre dans sa démarche, et n’a pu mettre en place un programme d’action sur le terrain. Ces tares ont été amplifiées par la proximité des législatives, pour lesquelles il ne reste que six mois. Des échéances électorales qui ont fini par consacrer la division totale au sein de l’opposition, entre ceux qui prônent le boycott actif et la politique de la chaise vide et ceux qui préconisent la participation comme forme de lutte tactique.

La preuve de ces divisions, c’est qu’aucun parti politique digne de ce nom n’a annoncé officiellement le boycott, à part Jil Jadid de Djilali Sofiane, qui a surtout divorcé avec la CNLTD.
Cependant, Mohamed Hadibi, un dirigeant du mouvement Ennahdha, n’a pas exclu que lors du prochain sommet de l’ICS un débat serait engagé sur la possibilité de boycotter ces législatives, en signe de protestation contre les lois amendées et adoptées récemment sur les partis et sur les élections. Mais un débat n’est pas forcément une décision, puisque la plupart des membres de l’instance ont retardé leurs annonces par rapport aux législatives, comme le MSP de Mokri, qui se rabat sur la session de son majlis choura en décembre, ou l’Avant-garde des libertés de Benflis qui, lui, devrait attendre le mois de janvier 2017.

D’autres partis ont également reporté leurs décisions finales vers la fin de cette année. Pourtant, la tendance générale qui est perceptible dans les milieux politiques, ainsi que le sentiment exprimé par des cadres et militants sur les législatives, indiquent une participation généralisée, soit avec des listes propres au parti, soit par une combinaison de listes communes.

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