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Objectif : rééquilibrer le marché

8 août 2016 | 19:22
Djamel Zerrouk

Les 14 pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) tiendront une réunion informelle en marge du forum énergétique prévu fin septembre à Alger, a annoncé hier le président de l’OPEP, Mohammed Bin Saleh Al-Sada.

« Une réunion informelle des pays membres de l’OPEP est prévue en marge du 15e Forum international de l’énergie prévu du 26 au 28 septembre en Algérie », a-t-il précisé dans un communiqué dont l’annonce a fait remonter lundi les prix pétroliers à près de 45 dollars pour le Brent.

L’OPEP se préoccupe du « rétablissement de la stabilité et de l’ordre dans le marché pétrolier », souligne M. Al-Sada. Le ministre qatari a réaffirmé l’optimisme de l’OPEP concernant un prochain rééquilibrage de l’offre et de la demande, malgré la récente rechute des cours du brut.

« Nous tablons sur une hausse de la demande de pétrole aux 3e et 4e trimestres », grâce à un rebond économique dans les « principaux pays consommateurs », relève-t-il.

Les ministres de l’OPEP, qui pompe environ un tiers du brut mondial, ne s’étaient pas fixé de plafond de production lors de leur réunion à Vienne le 2 juin, jugeant leur production « raisonnable » et validée par la progression tendancielle des prix après un plus bas atteint en janvier.

Le 17 avril dernier, une réunion des pays producteurs de pétrole membres et non membres de l’OPEP s’est achevée sans qu’aucun accord ne soit conclu. A l’issue de six heures de tractations, les pays concernés avaient besoin de « plus de temps », avait alors déclaré

M. Al-Sada. Des analystes indépendants avaient estimé cependant que l’Arabie saoudite, exportateur numéro 1, était derrière l’échec de Doha, Ryad, qui avait augmenté exponentiellement sa production au milieu de l’année 2015, étant farouchement opposé à toute baisse de la production. Nicolas Sarkis, ex-directeur de « Pétrole et Gaz arabes », basé à Nicosie (Chypre), qui s’exprimait sur la réunion de Doha, estimait qu’un redressement rapide des prix de l’énergie devrait attendre encore longtemps. 

« L’objectif affiché par la plupart des pays concernés est de geler la production à son niveau actuel, alors qu’une réduction de celle-ci est indispensable pour un rééquilibrage offre/demande.

Malheureusement, cela n’a pas été le cas à Doha », avait-il indiqué.
Deux mois après Doha, les pays de l’OPEP se sont réunis de nouveau à Vienne, mais aucune décision visant à relever le prix du baril n’a été prise. Reste la réunion d’Alger, nonobstant son caractère informel, vers laquelle sont déjà braqués les viseurs des capitales pétrolières « non-alignées », telles Lagos, Baghdad, Alger, Téhéran ou encore Caracas.

Les producteurs du Golfe feront-ils preuve de réalisme ou, en revanche, persisteront-ils à imposer la tendance baissière au sein du cartel ?

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