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Nouvelles incertitudes sur les cours du pétrole

1er août 2016 | 11:26
H. R.

Le vrai équilibrage des cours du pétrole n’aura pas lieu en cette fin d’année, comme le prédisait l’Organisation des pays exportateurs du pétrole (OPEP).

La fourchette des 50-60 dollars le baril, applaudie et voulue par la plupart des producteurs, aura du mal à être atteint, selon les dernières analyses du marché réalisées par des experts. En dépit des grandes perturbations dans de grands sites pétroliers et des tensions interminables dans des régions pétrolifères, la tendance restera baissière et pourra même se maintenir autour des 35 dollars. Selon la banque américaine Morgan Stanley, les cours pourraient bien descendre en dessous des 35 dollars le baril, sachant que cette institution financière gère d’importants portefeuilles appartement à de gros investisseurs dans le secteur. Autrement dit, l’embellie tant attendu aura été éphémère et les pertes se creusent davantage, en dépit des assurances de l’OPEP et des déclarations politiques optimistes. Toutes les cotations depuis plusieurs jours indiquent une nette tendance à la baisse. Hier, le baril flirtait encore avec une moyenne des 42 dollars, alors que les commandes et les livraisons étaient pour un mois sensible à la reprise économique et à la consommation dans les zones de l’OCDE. En Asie, le recul est encore plus net, puisque les prix du pétrole touchaient le seuil critique des 40 dollars le baril.

Cette situation semble s’accentuer par la surabondance de la production, le gonflement des stocks américains de brut et d’essence et la perpétuation de la guerre dite des parts du marché. De plus, ces facteurs s’ajoutent aux divergences entre les grands producteurs, comme la Russie et l’Arabie saoudite, sur une éventuelle coordination sur une politique des prix. Le récent accord de Doha sur le gel des niveaux de production du mois de janvier dernier était un échec flagrant. Les grands groupes pétroliers, qui misent sur l’investissement et l’exploration classique, sont de plus en plus sceptiques et montrent leurs craintes. Un recul de leurs parts, notamment sur le plan de la mobilisation des capitaux, risquent de donner un coup fatal au marché et à son pseudo-rééquilibrage vers la fin de l’année 2016, comme le défend l’OPEP dans son dernier rapport mensuel.

Ce coup de frein sur le rebond qui s’amorçait depuis quelques semaines inquiète surtout les Etats qui continuent de miser encore sur les recettes pétrolières, comme le Venezuela, l’Algérie et l’Angola. Pour Goldman Sachs, une banque d’investissement, on prévoit une chute plus importante dans deux ou trois mois. Son rapport explique que cela est dû à une baisse constante de la demande chinoise et indienne, deux économies qui étaient en forte croissance et qui « boostaient » les cours depuis des années. De plus, la banque croit également à une forte reprise de la production au Nigeria et en Libye avec la fin des hostilités dans les régions pétrolifères. Pour Goldman Sachs, le baril sera vendu à moins de 35 dollars avant la fin de cette année. Une perspective que redoutent plusieurs gouvernements dont le budget de l’Etat est exclusivement basée sur les recettes d’exportations du pétrole. Des pays qui ont moins d’opportunités, moins d’argent et moins de temps pour se préparer à restructurer leurs économies ou à changer de politiques sociales. 

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