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Nouvelle loi sur la santé : Vers la revalorisation du métier de pharmacien

5 octobre 2016 | 19:56
Lynda Louifi

Le président du Conseil de déontologie médicale, Dr Lotfi Benbahmed, a estimé que l’entrée en vigueur à partir de mardi, de la nouvelle loi sur la santé devrait recadrer les pratiques déloyales au sein du secteur des médicaments.

Adoptée, hier, en Conseil des ministres, la nouvelle loi sur la santé reconduisant, notamment, le principe de médecine gratuite au profit des nationaux, a été saluée, hier, par le président du Conseil de déontologie médicale.

Il s’agit, selon le Dr. Lotfi Benbahmed qui s’exprimait sur les ondes de la Chaine III de la radio algérienne, d’une loi consensuelle et moderne, totalement refondue. 

Elle permet, précise-t-il, de redéfinir ce qu’est un médicament, ce qu’est un établissement pharmaceutique et quel est le rôle que devrait jouer le pharmacien, ce qui, contribuera « à prendre en charge nos concitoyens dans les meilleurs conditions », a-t-il estimé.

« Il était temps d’encadrer le secteur du médicament et de mettre en place des procédures et des normes qui soient semblables à celles des pays développés », a souligné le Dr. Benbahmed.

L’invité de la radio nationale a rappelé que cette loi qui remplace celle de 1985, vient pour revoir, fondamentalement, la réglementation et les dispositifs encadrant le secteur pharmaceutique algérien, dont, selon lui, certains parmi ces derniers n’ont jamais connu d’application sur le terrain.

A travers cette loi, déclare-t-il, le métier de pharmacien s’en trouve revalorisé, son rôle s’en trouvant « élargi à la santé et à l’éducation thérapeutique » des citoyens.

Sur ce dernier point, l’invité de la radio nationale a tenu à rappeler que dans l’ancien système de monopole, on faisait mention d’importateurs et de grossistes en médicaments, un produit perçu comme une marchandise quelconque.

« On évoque dorénavant celle d’établissement pharmaceutique, de traçabilité des produits de soin et de responsabilité de ces établissements devenus juridiquement responsables pour les traitements qu’ils commercialisent en Algérie », selon la même source.

Tout en indiquant que les nouveaux textes vont enfin permettre de définir ce qu’est un médicament, auxquels se comparent des soins de phytothérapie et autres compléments alimentaires, il faut, soutient-il, « recadrer » cette situation en remettant au pas les pharmaciens malhonnêtes qui proposent des remèdes contrefaits et autres herboristes vendant des produits pouvant s’avérer dangereux pour la santé. 

Il dira dans ce contexte qu’à travers cette loi, « le métier de pharmacien s’en trouve revalorisé, son rôle s’en trouvant élargi à la santé et à l’éducation thérapeutique des citoyens ».

S’agissant des « résistances » de certains opérateurs activant dans le secteur du médicament, en réaction à la révision de la loi de 1985, le Dr Benbahmed explique, à titre d’exemple, que l’institution de traçabilité sur les produits pharmaceutiques, que ceux-ci importaient auparavant sans engager leur responsabilité, n’était pas pour leur plaire.

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