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Nouvelle convergence entre Moscou et l’OPEP

10 octobre 2016 | 20:11
H. Rabah

La Russie vient d’annoncer qu’elle est prête à se joindre aux mesures prises par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole pour limiter la production de brut. L’annonce vient du président Poutine dans une allocution prononcée à Istanbul lors du Congrès mondial de l’énergie. Il a émis le vœu de voir l’OPEP se joindre à cette idée de réduction de la production afin de doper les cours.

« Dans le contexte actuel, dira-t-il, nous pensons qu’un gel ou une réduction de la production de pétrole est le seul moyen de préserver la stabilité du secteur et d’accélérer le rééquilibrage du marché. »

C’est la première fois que Moscou affiche des positions aussi claires et affirmées quant à la réduction « drastique » de la production et se dit bien « déterminée » à faire valoir cette thèse lors du sommet de Vienne prévu le 30 novembre prochain.

Mieux encore, la Russie, en tant que premier producteur mondial de brut et non membre de l’OPEP, invite les pays membres du cartel à la suivre sur cette proposition et semble bien décidée à « se battre » pour convaincre de la justesse de ses thèses.

En fait, il s’agit d’une position qui tranche avec les récentes déclarations russes, qui balançaient entre un « neutralisme commercial » et un « mutisme calculateur », faisant valoir ses propres intérêts liés principalement à ses énormes capacités gazières et à l’avenir de ses exportations en Europe et en Asie.

Des analystes avaient beaucoup spéculé sur les récentes tergiversations russes, notamment lors du sommet informel d’Alger, notamment quand le ministre russe du Pétrole affichait une attitude « nonchalante », « glaciale », à la limite du refus.

Finalement, les paroles de Poutine en Turquie viennent de balayer ces incertitudes sur le premier producteur mondial et qui, en soutenant l’effort de l’OPEP pour réduire la production et « éponger » les stocks de brut, vont booster les prix du baril sur les places internationales.

Des paroles qui surviennent alors que l’Arabie saoudite s’attend à un baril à 60 dollars avant la fin de cette année. Le ministre saoudien de l’Energie, Khaled al Faleh, avait estimé à Istanbul que la tendance actuelle à la hausse des cours pourrait être maintenue, d’autant que selon ses assertions, le marché retrouve peu à peu ses équilibres grâce à la réduction encore timide de l’offre et le maintien des niveaux mondiaux de la demande.

Pour les Saoudiens, le scénario de 2014 qui avait poussé le royaume à inonder le marché et à brader son pétrole pour « égorger » les investisseurs américains dans le schiste et sauver ses parts de marché, n’est plus d’actualité. Même le ministre saoudien le reconnaît.

Il pense que la physionomie du marché en 2016 s’est transformée et que d’autres paramètres ont surgi, estimant dans la foulée que le rôle et les missions de l’OPEP sont devenues primordiales dans la régulation du marché.

Hier matin, le baril de Brent valait 51,80 dollars sur l’Intercontinental Exchange de Londres, soit un léger recul de 13 cents, alors que dans les échanges électroniques sur le Nymex à New York, le baril à cédé en atteignant les 49,59 dollars.

Des experts et des investisseurs s’attendent à une nouvelle remontée des cours après ces nouvelles déclarations de bonne volonté et surtout la résurgence de la position officielle de Moscou, dont l’effet pourrait bien secouer les places boursières et les marchés.

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