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Atermoiements autour du 5e mandat

Notre classe politique a-t-elle une culture démocratique ?

16 août 2018 | 20:21
BenaissaSafiBenaissa Safi Benaïssa

Il est observé et relevé dans la pratique politique et les déclarations de la majorité des partis de l’opposition une polarisation de leurs activités dans la critique et la remise en cause systématique de toutes les actions, les mesures ou initiatives à caractères socio-économico-politiques qui sont engagés par les pouvoirs publics. 

Notre propos ne remet pas en cause le droit des partis à s’opposer ou à critiquer la politique des pouvoirs publics qu’ils peuvent considérer comme contraire aux intérêts de l’ensemble des classes sociales ou d’une partie d’entre elles, en l’appuyant d’un argumentaire alternatif.
Le plus souvent, ils se distinguent par une surenchère dans les politiques sociales ou économiques initiées par l’Etat.
Les aides sociales dans le soutien et l’aide à l’emploi, le soutien des prix, l’aide au logement au bénéfice des couches défavorisées ou en situation de précarité, seraient pour eux, insuffisants et devraient être revalorisées pour paraître plus magnanime, montrer plus de sollicitude envers cette catégorie sociale, mais n’abordent jamais d’où puiser leur financement.

L’ouverture économique qui pourtant est modulée pour aboutir à une efficacité économique d’une part, et pour éviter une partie d’actifs ou évincer un effectif politique, selon que l’on soit adepte du tout Etat ou partisan du libéralisme, une entreprise moribonde sous perfusion, soumise à la privatisation sera considérée comme bradée et les travailleurs abandonnés par contre la prudence dans la privatisation est perçue comme un frein à l’économie de marché. Souvent on se positionne en fonction de la conjoncture économique ou politique.

Ces réactions intempestives qui caractérisent l’opposition brouillent sa ligne politique et la rende inaudible auprès de l’opinion publique car leur vision politique est imperceptible, ils ne présentent aucun programme socio-économique qui crédibilisent leur formation dans la scène politique nationale. Certains chefs de parti qui se résume à quelques individus – pour exister, se distinguent par des diatribes à l’encontre des institutions que répercutent des médias pour se faire l’écho d’une propagande beaucoup plus préjudiciable à l’image de l’Algérie qu’elle ne sert la cause de ses protagonistes, par la grâce de la liberté d’expression.


Mais la plupart des opposants brillent par leurs incantations. Ils pensent qu’il suffirait d’énoncer quelques aspirations, que par la magie du verbe, elles se réaliseront. A l’instar du leader du MSP Abderrezak Makri – il n’est pas le seul – qui récemment s’est lancé dans une initiative pour un consensus national en vue, dit-il, d’une transition politique et économique. Cette démarché déboucherait, selon son initiateur, sur une vision politique garantissant l’amorce d’un processus consensuel menant vers une élection présidentielle bâtie au préalable des réformes politiques qui garantiraient l’arrêt de la fraude et consacrent liberté, la démocratie et l’alternance pacifique au pouvoir après un mandat consensuel, sur la base de la compétitivité entre les programmes en assurant la responsabilité de la gestion ». 
Il s’agirait aussi d’assurer « une stabilité, l’arrêt de la corruption, une meilleure exploitation des ressources disponibles et d’instaurer un climat d’affaires qui favoriserait l’investissement, la libre concurrence et l’égalité des chances ».

Le lecteur averti remarquera que cette image d’Epinal qu’expose M. Makri, sur la pratique et la conduite des affaires publiques veut séduire des élites algériennes favorables aux pratiques démocratiques que de conquérir une opinion publique désabusé par le langage démagogique des différentes formations politiques développé à l’occasion des élections parlementaires et locales passées.

C’est cette incapacité à fédérer les électeurs sur la base d’un programme politique qui les porteraient au pouvoir ou du moins, à le partager qui incitent une majorité de nos partis à crier au loup fraude électorale manipulation du pouvoir… pour acculer le pouvoir légitime à les associer à une phase de transition dans laquelle ils pourront jouer le rôle d’acteurs politiques, à défaut de l’avoir obtenu par la voie des urnes – acte hautement démocratique pour le partage du pouvoir.

L’autre diablerie qui se veut politique, mais récurrente dans l’esprit de toute l’opposition confondue, que M. Makri reprend à son compte, est d’impliquer l’armée dans le changement politique.
Autrement dit, il lui est demandé d’interférer dans le champ politique, de transgresser ses missions constitutionnelles. La ruse de M. Makri pour accéder au pouvoir est d’essayer de titiller l’ego d’officiers qui sont conscients des dangers du maintien du statu quo actuel » dit-il. N’a-t-il pas conscience que notre armée jouit d’un esprit de corps reconnu et respecté à l’intérieur et au-delà de nos frontières ? L’ambition personnelle l’aveugle comme ceux qui pensent comme lui. D’autre part, ce responsable de parti qui sous l’habit d’un parangon de la démocratie se pervertit en faisant appel au pouvoir. Le démocrate redécouvre une âme de putschiste.

Culture politique et démocratique

Une culture politique partisane que porte toute parti est celle qu’exprime ses militants qui ont en partage les mêmes aspirations, ont les mêmes opinions.
Les individus engagés dans le parti développent des idées communes et sont animés d’une même conviction.
Cette conception de l’organisation politique qui veut ériger un parti comme un modèle de société doit répondre là des intérêts socio-économiques pour lesquels aspirent des catégories socio-professionnelles qui s’identifient comme un groupe social particulier.
Celle peut être véhiculée par un facteur idéologique que sous-tend une lutte d’intérêts contradictoires entre différents groupes ou classes sociales.


Rencontre Ould Abbes-Makri 

La démocratie tant définie comme un régime politique dans lequel c’est le peuple en corps qui exerce la souveraineté, il faut donc se rendre à l’évidence que c’est le choix du souverain qu’il exprime par la voie des urnes qui s’impose à la communauté.
Nul ne peut substituer à ce principe de la démocratie une autre forme d’accès à la représentation du peuple sans enfreindre l’intérêt public qui est général en préfèrent l’intérêt privé qui est particulier.
C’est cette urne de substitution du pouvoir légitime, qui incarne le président de la République et les institutions élues par une instance de transition, qu’une partie de la classe politique « opposition » veut instaurer au nom de la « démocratie » le ridicule ne tue point.
D’autant qu’elle use et abuse de la liberté d’expression que la constitution consacre au nom de la démocratie. D’où le constat désolant d’une absence de culture politique et démocratique au sein de notre opposition.

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