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Naufrage du navire Béchar : La révision du procès ajournée

4 février 2019 | 22:56
Tribunal Justice Redouane Hannachi

L’affaire des anciens cadres de la CNAN, qui devait être rejugée la semaine dernière par le tribunal criminel d’Alger après que les juges de la chambre criminelle de la Cour suprême eurent accepté les pourvois en cassation introduits par mis en cause, refait surface, après plus de 14 ans de batailles procédurales.

Le procès avait été renvoyé pour plusieurs motifs, dont l’absence du magistrat en charge du dossier, convoqué par la commission chargée de la surveillance de la prochaine élection présidentielle, ainsi que celle, de certains avocats de la défense.

Le procès avait, rappelons-le, soulevé plus de questions que de réponses concernant le naufrage de deux navires, le Béchar et le Batna, le 13 novembre 2004, lors de la tempête qui avait frappé Alger.

Des peines de 15 ans de réclusion criminelle ont été prononcées contre les cinq cadres de la CNAN avec, à leur tête, l’ex- PDG Ali Koudil et ses proches collaborateurs.

La réouverture du procès est due à plusieurs paramètres venus remettre en cause les arguments, les motivations et les lacunes relevés lors des précédents jugements.

Les juges de la chambre criminelle de la Cour suprême ont, dans l’arrêt rendu, axé leur décision sur le fait que le navire Batna à titre d’exemple, avait été obligé de quitter le quai et donc de rester en rade alors que l’article 897 du code maritime stipule que la rade est une zone d’extension sous la responsabilité de l’entreprise portuaire qui gère le domaine public maritime. Ce qui met la CNAN à l’abri. Le changement enregistré depuis la tragédie au sein de l’infrastructure est venu confirmer cette thèse.

En effet, il a été décidé, depuis, que les navires en attente de réparation ou ceux dont les certificats de sécurité ont expiré sont automatiquement mis à quai, sans aucune contrainte. C’est là une manière, disculper les cadres de la CNAN.

En abordant le statut d’armateur, on touche un point d’une importance cruciale. Plusieurs avocats, se sont accordés à dire, à travers leurs mémoires, qu’il y a eu usurpation de rôle dans cette affaire. Le PDG et ses quatre collaborateurs ont été condamnés en tant qu’armateurs, alors que le code maritime définit avant tout l’armateur en tant que personne morale. Du coup, concernant la CNAN, c’est l’État.

Ce procès s’est achevé en levant le voile sur ce qui s’était passé en cette journée du 13 novembre 2004 et comment les 16 marins ont sombré au fond du port d’Alger, le ventre vide, à la veille de la fête de l’Aïd et ce sous les regards impuissants des Algérois.

L’amère vérité a été dite lors des six jours de débats par les différents intervenants. Ces derniers étaient unanimes à affirmer que les marins auraient pu être sauvés, dès 16h30, avec les remorqueurs de l’EPAL, dont l’un est capable d’intervenir en haute mer. Le commandant du navire Béchar, dont les compétences et l’expérience ont été longuement vantées par ses collègues, n’aurait jamais attendu les secours plus de sept heures si les responsables chargés du sauvetage, en l’occurrence le CNOSS, les garde-côtes et l’entreprise portuaire ne lui avaient pas demandé d’attendre. Il aurait tout simplement, engagé la procédure de l’abandon du navire pour sauver l’équipage.

Malheureusement, le défunt commandant a cru aux promesses de ceux qui ne les ont jamais tenues.

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