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Naissance du syndicat du lait

26 mars 2018 | 21:07
commerce Zineb.M

L’Union générale des commerçants et artisans algériens a annoncé ce lundi la création d’une Fédération nationale des distributeurs de lait. Une entité qui s’impose, selon le président de l’UGCAA, Salah Souilah, afin de disculper les distributeurs des accusations « graves » du ministère de l’Agriculture qui les tient pour responsables de la crise du lait en sachet. « Dorénavant tout sera fait par écrit : la confédération établira des rapports détaillés sur les quotas répartis par les distributeurs entre les différentes laiteries afin de lever toute équivoque sur la question », a-t-il souligné. En effet, le ministère persiste à dire que la perturbation dans la distribution du lait pasteurisé n’est pas le fait d’une réduction des quotas de la poudre de lait, mais qu’elle est plutôt provoquée par certains distributeurs qui détournent la poudre subventionnée par l’Etat en l’utilisant dans la fabrication de produits beaucoup plus lucratifs tels les fromages, les yaourts et le lait caillé. « Les quotas sont disponibles et suffisants pour approvisionner tout le territoire national en lait en sachet », a insisté Nordine Biskri, du ministère de l’Agriculture lors d’une réunion qui l’a regroupé avec les distributeurs de lait au siège de l’UCGAA. Une affirmation rejetée par le président de l’UGCAA, qui a réfuté toutes ces accusations en soulignant que la pénurie existe bel et bien et que les 1 500 distributeurs opérationnels au niveau national peinent à satisfaire les laiteries (qui sont 118 réparties sur l’ensemble du territoire national, dont 15 complexes publics. Ndlr).

Un avis largement soutenu par le président de cette nouvelle fédération, Farid Oulmi. Chiffres à l’appui, celui-ci a cité l’exemple « édifiant » de la laiterie publique de Birkhadem dont la production a régressé (420 000 litres par jour actuellement, alors qu’elle dépassait les 600 000 litres/jour auparavant.) « Les accusations du ministère à notre encontre sont fausses », s’est défendu Oulmi en estimant que l’origine du problème est la réduction d’importation de la poudre de lait. « On livre ce que l’ONIL nous livre », a renchéri un autre distributeur de Tizi-Ouzou, en soutenant que l’Office national interprofessionnel du lait (ONIL) les accuse à tort pour justifier ses défaillances à résoudre la crise du lait, qui ne cesse de s’aggraver depuis 2009. Dernièrement, une nouvelle clause a été introduite dans la convention liant l’Office national interprofessionnel du lait (ONIL) et les propriétaires des laiteries, obligeant les transformateurs à détailler les quantités de lait produites chaque mois et les quotas destinés aux distributeurs.

Une mesure pour assurer la traçabilité du lait en poudre, depuis l’étape de l’approvisionnement jusqu’à son arrivée comme produit fini chez les commerçants au détail. La nouvelle démarche oblige les distributeurs à remplir un formulaire qui détermine où les commerçants au détail du lait pasteurisé devront placer leurs cachets pour définir la destination du lait.

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