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Nacym et Sihem Baghli : « Notre projet ne pourra être porté que par l’Etat algérien »

27 janvier 2019 | 20:37
Algérie Lynda Louifi


Attirant depuis longtemps l’attention des architectes et des urbanistes, la ville d’Alger n’a plus aujourd’hui les yeux du monde rivés sur elle. « Jisr El-Djazair », un viaduc de 17 km de long traversant la baie d’Alger, serait-il en mesure d’établir une vision future et optimiste de la capitale ? Recevra-t-il le soutien des pouvoirs publics pour enfin voir le jour ?


Un avenir meilleur pour Alger, pour améliorer le quotidien des Algérois en faisant d’Alger une grande métropole du futur, est possible. Il suffit d’y croire, affirment Nacym et Sihem Baghli, le couple d’architectes et concepteurs du projet « Jisr El-Djazair », le pont d’Alger. Une idée audacieuse qui vise à ouvrir de nouveaux horizons pour Alger et à insuffler une dynamique et un développement sans précédent pour la capitale.


C’est de cette problématique qu’est née, dans l’esprit de ces deux architectes algérois, l’idée d’organiser la rencontre d’Alger, afin de débattre des mécanismes et des outils permettant la concrétisation de leur projet. Considérée comme une première phase du projet, cette rencontre, organisée hier au musée d’Art moderne d’Alger, a été l’occasion de promouvoir les valeurs que véhicule le projet. L’idée est d’élaborer un pont urbain durable, intelligent, qui relierait les deux extrémités de la baie d’Alger, où pourraient circuler voitures et vélos électriques, tramway et piétons, entouré d’îles flottantes où l’on développerait de multiples activités : tourisme, loisirs, aquaculture, recyclage, formation, jeunesse, activités sportives et aquatiques, transport maritime. « L’idée du pont d’Alger dépasse le simple ouvrage d’art, d’acier et de béton. Il s’agit de symboliser ce franchissement comme une matrice, un moyen de rassembler, de partager et d’échanger. Cette matrice est ici pour accompagner et porter le développement futur d’Alger », a indiqué Nacym Baghli lors d’une conférence de presse organisée en marge de la rencontre. Il a souligné que « cet ouvrage est aussi une architecture citoyenne, qui prend en considération les préoccupations des habitants et leur bien-être.


Il s’agit notamment de recréer des liens entre Alger, ses habitants, la mer et le rêve ». Le pont d’Alger répond à différentes problématiques, selon ses concepteurs. Ils estiment que la baie d’Alger est enclavée et que le côté est de la ville recèle plusieurs potentialités mais reste inaccessible à ses habitants. « C’est bien au-delà. Jisr El-Djazair est une vision avant tout positive que nous voudrions projeter sur l’avenir de notre ville, et celui de notre pays », estiment les deux architectes. Pour eux, cet « immense et laborieux » projet ne peut être porté que par l’Etat algérien. « Nous le considérons comme projet de souveraineté nationale ». Pour Nacym et Sihem Baghli, le projet peut également être porté par d’autres formules, à l’exemple d’un partenariat public-privé. « Le gouvernement doit favoriser ce genre de montage financier et ce genre de partenariat, notamment en ces moments difficiles que traversent l’Algérie avec la crise économique », ont-ils expliqué. Vu ce contexte actuel que traverse le pays, les Baghli pensent que le moment est venu d’essayer de lancer un mouvement et un débat public sur les mérites d’un pont à travers la baie. D’où l’organisation de la rencontre d’Alger, qui a vu la participation d’architectes, d’urbanistes, de sociologues, d’institutions publiques, d’étudiants et de bien d’autres personnes. Des conférences portant sur différents domaines ont marqué aussi l’événement. « Beaucoup de personnes ont cru en notre projet et nous ont suivis dans cette aventure, qui est avant tout humaine. Avec cette rencontre, nous voulons leur montrer notre ville et ouvrir le débat sur comment nous imaginons Alger dans le futur », ont souligné Nacym et Sihem.
La rencontre d’Alger est un espace de discussion et de réflexion initié par Nacym Baghli pour débattre de l’idée de ce pont traversant la baie d’Alger d’est en ouest, avec trois points d’entrée terrestres, El Marsa (Tamentfoust), El-Kettani (Bab El-Oued) et le jardin d’Essais (par la voie des Annassers). Trois îles flottantes seront parsemées autour du pont. Elles constitueront des haltes de loisirs avec différentes activités et permettront également aux visiteurs d’admirer le panorama qui s’offrira à eux. Jisr El-Djazair a été présenté, en effet, non pas comme le projet de réalisation d’un objet architectural mais comme un projet porteur d’une nouvelle vision.

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