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Mourad Preure au Jeune indépendant : Les cours du baril vont se stabiliser autour des 65 dollars

10 janvier 2018 | 01:40
Lilia Ait Akli


Le prix du baril dépassant la barre des 65 dollars, ne peut qu’être bien accueilli par l’Algérie. Subissant déjà les aléas de la dégringolade des prix de l’or noir depuis un certain temps, l’Algérie a eu recours à des mesures exceptionnelles pour faire face au déséquilibre budgétaire. En effet, le Brent était coté ce mardi à 69.20 dollars sur les marchés mondiaux, Ce qui représente un excédent de prés de 18 dollars par rapport au prix référence arrêté dans la loi de finance 2018. 
« l’Algérie peut largement passer le cap avec un baril à 65 dollars », nous a indiqué l’expert pétrolier international, le Dr. Mourad Preure, dans sa déclaration au Jeune Indépendant. En précisant que « le marché pétrolier tend à s’équilibrer ». « Le prix du baril pour cette année va se stabiliser au tour des 65 dollars », a-t-il souligné. Il projette une éventuelle augmentation du prix du baril, qui peut être poussé vers le haut, du fait des situations géopolitiques. Ces dernières ont, rappelons-le un impact direct sur les cours de cette matière première.
Interrogé sur la sortie de l’Algérie de la zone de dangers avec cette avancée enregistrée dans les prix du pétrole, le spécialiste dit que « la réponse n’est pas aussi simple, car le pays a besoin d’un baril à 100 dollars pour continuer à vivre comme il vivait avant ». selon lui, « passer le cap nécessite aussi de remettre en cause notre gestion ». « Il faut engager des réformes structurelles fondamentales d’une manière volontariste » a-t-il insisté, dans le but d’accompagner cette hausse du prix du baril. Cela ne doit se faire, qu’en encouragent la production nationale, l’innovation mais aussi se remettre en cause. Il a tenu à préciser l’obligation de développer les industries pas uniquement dans le but de limiter l’importation. Selon lui, il faut miser sur l’innovation et l’université pour stimuler l’élan industriel. L’université doit être portée aux normes et standards internationaux pour qu’elle puisse innover, et produire des cadres de valeurs qui vont permettre aux entreprises d’être compétitives. Surtout que ces dernières « sont exposées à une concurrence internationale très violante », a-t-il souligné. C’est dans le même ordre d’idée que Preure, a mentionné que l’Algérie est atteinte du « syndrome hollandais », où les importations rendues possibles par les hydrocarbures, ont tué tout le tissu productif local. En conséquence de cette situation, la place de l’industrie locale dans le PIB représente un pourcentage insignifiant, atteignant les 5 %. L’expert a réaffirmé à cette occasion qu’ « une économie ne peut pas fonctionner en exportant des hydrocarbures et en important des produits finis ». Il est important de signaler que la différence entre le prix du baril sur le marché et son prix référence dans la loi de finance, va être injecté dans le Fonds de régulation des recettes qui est épuisé depuis une année. Ce fonds est chargé de gérer l’excédent des recettes budgétaire liées aux exportations d’hydrocarbures. 

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