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Mourad Preure : « C’est une bonne nouvelle »

2 juillet 2019 | 21:25
OPEP Lilia Ait Akli

Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés ont décidé d’étendre la décision prise en matière d’ajustement volontaire de la production de pétrole pour une période supplémentaire de neuf mois, soit du 1er juillet 2019 au 31 mars 2020.

« C’est une bonne nouvelle ». C’est ainsi que l’expert pétrolier Mourad Preure a commenté le consensus. Intervenant hier dans l’émission l’Invité de la rédaction de la Chaîne 3, il estime que cette décision est une bonne nouvelle face à un marché dont la volatilité des prix n’a eu de cesse d’inquiéter les principaux producteurs. Selon lui, depuis le début de l’année les prix ont pris 25%, ce qui a conforté les pays producteurs dans la nécessité de maintenir une ligne de défense des prix, rappelant que « le consensus d’Alger de 2016 s’est révélé être une solution pour les pays producteurs ». Pour Mourad Preure, il y a aujourd’hui un nouveau paradigme pétrolier qui se résume en l’alliance inédite entre la Russie et l’Arabie Saoudite, qui totalisent à eux deux 50% de la production mondiale et 90% des réserves mondiales, l’affirmation des pays émergents comme moteur de croissance de l’industrie pétrolière et l’apparition d’autres monnaies, à l’instar du rouble et du yuan « qui commencent à concurrencer le dollar » sur le marché pétrolier. « Tout cela mène les acteurs pétroliers vers des logiques consensuelles », a-t-il précisé. Pour ce qui est du pic de production enregistré par les Etats-Unis (12,1 millions de barils/jour), étant le premier producteur, l’expert signale que les réserves de ces derniers sont limitées dans le temps, disposant de 48 milliards de barils face aux quelque 1 700 milliards d’accumulations mondiales.

S’agissant de la position de l’Algérie sur le marché, sachant sa production journalière a connu un fléchissement, l’invité de la rédaction assure que les gisements du pays ont encore du potentiel. Pour lui, si le taux de récupération opéré sur ces gisements existants augmente d’un minimum de 2 à 4%, « on disposerait encore de plusieurs décennies de production devant nous ». C’est dans cette optique qu’il a plaidé pour l’amélioration du taux de récupération de nos gisements, relevant au passage que 38% du domaine minier national restent encore inexplorés et que le pays dispose d’un potentiel en off-shore de 100 000 km.

L’expert a, par ailleurs, signalé que l’investissement dans le développement de l’amont, qui comprend notamment la recherche de gisements souterrains ou sous-marins de pétrole brut et de gaz naturel, le forage de puits de prospection…, a été brutalement ralenti. « On a ralenti le développement des investissements dans le développement de notre amont pendant plus d’une décennie », a-t-il indiqué, signalant qu’« un gisement qu’on n’exploite pas on lui fait mal ». Plus que cela, Mourad Preure a en outre souligné l’instabilité des lois sur les hydrocarbures, citant l’amendement de cette loi deux fois en à peine une année. « On a malmené la loi sur les hydrocarbures, brouillant ainsi l’image de notre pays, alors que les pétroliers n’aiment pas qu’on enfreigne la réglementation », a-t-il affirmé. L’expert pétrolier a d’autre part appelé au renforcement et au soutien de Sonatrach, d’autant que la compagnie pétrolière a la charge de répondre aux besoins de financement de l’économie et en même temps d’assurer les équilibres énergétiques.

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