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Mohamed Aïssa sur le pied de guerre

15 juin 2016 | 19:09
Hocine Adryen

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, est depuis quelques mois sur le pied de guerre pour contrecarrer les visées des courants extrémistes et autres sectes religieuses qui menacent la sécurité et la stabilité du pays.

Le ministre a relevé hier que l’Algérie « fait toujours face à la menace de l’extrémisme religieux et aux dérives sectaires », précisant que son département collabore avec les services de sécurité pour lutter contre ces menaces.

Parallèlement, des quantités considérables d’armes de guerre et de munitions sont découvertes chaque jour par des unités de l’Armée nationale aux quatre coins du pays. Existe-t-il une corrélation directe entre ces découvertes et l’émergence de nouveaux courants religieux ?

Le ministre a révélé que des « tentatives d’invasion et d’intrusion de sectes » qui essaient de prendre pied en Algérie sont devenues monnaie courante depuis quelque temps : « Ces tentatives ont été détectées dans l’extrême-est à l’extrême-ouest du pays, menées par toutes les sectes qui existent dans le Moyen-Orient, qui veulent déstabiliser le pays intellectuellement après l’avoir tenté sur le plan sécuritaire », a-t-il indiqué.

Dans le même temps, il a fait savoir que « l’Algérie ne veut pas d’une guerre sectaire, et ne veut ni de l’ahmadisme, ni du chiisme, ni du wahhabisme, considérant que ces idéologies sont étrangères au patrimoine religieux algérien, les qualifiant de « colonialisme d’un autre niveau ».

En début de semaine, il a confirmé les informations rapportées par des médias faisant état de l’arrestation, à Blida, « de plus de 100 de ses membres ». Il a indiqué que ceux-ci étaient « en voie d’y construire un centre pour la propagation de leurs croyances », des croyances qui s’attaquent frontalement à une des vérités qui fondent l’Islam et que Hazrat Mirza Ghulam Ahmed (1835-1908), le fondateur de la secte, un indien né à Qadian (petit village en Inde), était le messie attendu.

Dans la foulée, il a annoncé « la criminalisation prochaine de toutes les activités ayant un caractère extrémiste ou faisant du prosélytisme pour des sectes ». Si cette secte est identifiée et démasquée par les services de sécurité, les chiites commencent à prendre pied en Algérie.

Avant-hier, l’ambassade d’Irak en Algérie a publié un communiqué sur son site officiel dans lequel elle informe que ses services « viennent d’ouvrir un bureau pour recevoir les demandes des citoyens algériens désirant se rendre aux lieux saints chiites en Irak ». Elle a ajouté que des instructions ont été données pour faciliter les procédures de livraison d’autorisation d’entrée aux Algériens.

L’annonce, indique également que l’opération est prise en charge, non pas par le ministère des Affaires étrangères, mais par le ministère de la Culture irakien. L’autre courant déviant qui commence à faire des ravages en Algérie est le wahhabisme, qui constitue un véritable danger pour les jeunes tentés par cette idéologie. En Algérie Al-Hijrah wa t-Takfir (l’émigration et l’excommunication) est une de leur variante principale et se fait appeler « Les Afghans ».

L’Algérie prend à bras-le-corps le problème que lui pose les extrémistes. Le ministère des Affaires religieuses réclame de dresser une liste comportant les noms des salafistes qui représentent un danger afin de clarifier la situation.

Un conseiller en communication du ministre des Affaires religieuses avait indiqué que les salafistes « ne prennent pas en considération la référence religieuse algérienne et ne veulent pas se conformer aux lois et aux règlements préconisés par le ministère pour gérer les mosquées et autres établissements religieux.
Ils veulent contrecarrer la référence nationale sur quelque quarante sujets.

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